Maroc/ Mauritanie : Quand Hamid Chabat rame vainement à contre- courant…

Dans la presse marocaine, on a vu fleurir ces derniers temps, ici ou là, le bêtisier de la crise avec la Mauritanie. On en connait les héros  déployés pour l’occasion  et qui se  bousculent  les uns et les autres dans une sorte « d’échelle de perroquet »: Conseillers du Roi, responsables de partis politiques en mal de popularité, intellectuels rhéteurs à la recherche de notoriété ou de grâce royale.

Le dernier en date dans cette curée médiatique, et on s’y attendait,   n’est autre que Hamid Chabat, secrétaire général de l’Istiqlal,  un parti dont les responsables depuis Allal El Fassi  sont allaités à satiété aux mamelles haineuses contre la Mauritanie et son intégrité territoriale, jusqu’à porter dans leur ADN  un mépris abyssal à son endroit.

Manifestement,  ces ânonneurs n’ont pas suffisamment  retenu les leçons des incompréhensions et des contradictions qui ont émaillé l’histoire tumultueuse des relations diplomatiques entre nos deux pays. Et  ont tiré  pour l’occasion  de  leurs tiroirs poussiéreux  des slogans attristés par l’usure du temps et les déboires politiques, pour remettre en cause la souveraineté et l’indépendance de la Mauritanie.   

Mais ils se trompent royalement comme leurs prédécesseurs et maitres, car la Mauritanie d’aujourd’hui  est  encore plus forte que  celle des années de l’indépendance, et celle du 16 mars 1981.  

Une Mauritanie certes disposée à entretenir des relations fraternelles et mutuellement avantageuse avec tous ses voisins, y compris le Maroc , mais une Mauritanie, tout aussi intransigeante, quant au respect scrupuleux   de son intégralité territoriale, de sa souveraineté nationale et de ses positions diplomatiques, conformément aux exigences morales et aux principes en vigueur dans les relations diplomatiques internationales.

Une Mauritanie, dont la  politique étrangère  est uniquement déterminée par ses intérêts géopolitiques et géostratégiques propres ; un principe qui nous a permis, sous la conduite du président Mohamed Ould Abdel Aziz,  de jouer pleinement notre rôle naturel  d’interface  dynamique entre les mondes africain et arabe  comme l’attestent  éloquemment notre présidence de l’union africaine, de celle de la ligue arabe et de celle du sommet arabo-africain. Une réussite diplomatique incontestable que nous avons obtenue de haute lutte en dépit des entraves incompréhensibles et peu amènes dressées  à jour frisant par le royaume du Maroc.

Une Mauritanie dont la position  par rapport à la question du Sahara Occidental, qui semble soulever sans raison   chez le Maroc un raz de marée dans un verre d’eau,  n’a pas changé d’un iota.  Elle est restée inscrite dans la stricte neutralité et l’équidistance positive entre le Maroc, les sahraouis et l’Algérie.  Une position hautement appréciée par le secrétaire général des Nations unies lors de son passage il y’a quelques mois à Nouakchott.

Mais tous ceux qui se croient plus forts que le réel  et soufflent sur les brasiers du feu de la mésentente entre nos deux pays, comme Hamed Chabat et  autres aigris, rament à contre-courant de l’histoire et de la géographie. Seules le rapprochement et la compréhension entre nos peuples mauritanien, marocain, sahraoui et algérien peuvent  servir de poutre maitresse  durable à  notre édifice maghrébin qui est une nécessité rationnelle, une obligation morale et même une valeur de civilisation.   

 

Docteur  Abdallahi  Ould  Nem

 

(Reçu à Kassataya le 26 décembre 2016)

 

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