Courrier international – Au coup d’envoi de la finale de la Ligue des champions entre Arsenal et le Paris Saint-Germain ce soir, à 18 heures, au stade Ferenc-Puskás à Budapest, il y aura, au mieux, trois Espagnols sur la pelouse. À savoir, David Raya et Cristhian Mosquera, gardien et défenseur des Gunners, et Fabián Ruiz, milieu de terrain du PSG.
Pour autant, la presse sportive espagnole y voit “une finale made in Spain”, comme l’annonce sur sa une le quotidien As. “Le PSG défend son titre de champion d’Europe contre Arsenal en quête d’un premier titre avec deux Espagnols sur les bancs : Luis Enrique et Mikel Arteta.” Les coachs des deux équipes.
“L’Espagne est en fête à Budapest, s’enthousiasme le journal. Jamais auparavant, une finale de la Ligue des champons n’avait opposé deux entraîneurs espagnols, et, fait curieux, ils le seront à la tête d’équipes non espagnoles, en l’occurrence les champions de France et d’Angleterre.”
D’un côté, le tenant du titre, Luis Enrique (56 ans, originaire de Gijón), qui vise un troisième titre en Ligue des champions, son deuxième avec le club parisien. De l’autre, le challenger, Mikel Arteta (44 ans, originaire de Saint-Sébastien), “le maître à jouer qui a métamorphosé les Gunners”. Ce soir, fanfaronne As, “quoi qu’il arrive, c’est l’Espagne qui l’emportera”.
“Un duel tactique entre Enrique et Arteta”
“Aujourd’hui, c’est l’Espagne qui gagne”, titre “Marca” samedi 30 mai. “Marca”
“Aujourd’hui, c’est l’Espagne qui gagne”, abonde Marca, en mettant lui aussi à l’honneur sur sa une les deux techniciens espagnols. “La quête d’un nouveau roi d’Europe”, écrit le quotidien madrilène, passe par “un duel espagnol, un duel tactique entre Enrique et Arteta”. En termes de palmarès, avantage à l’entraîneur du PSG, qui a, entre autres, remporté trois Ligues des champions, deux fois le championnat d’Espagne avec Barcelone et trois fois la Ligue 1 à la tête du PSG. Mikel Arteta n’a, lui, remporté qu’une seule fois le championnat anglais.
Ce soir, au stade Ferenc-Puskás – “qui rend hommage au légendaire attaquant hongrois et ancien joueur du Real Madrid”, rappelle As –, “le plus grand défi de sa carrière d’entraîneur” attend Mikel Arteta. Il y arrive invaincu cette saison en Ligue des champions. Arsenal n’a jamais remporté ce trophée, bien que l’équipe ait disputé 225 matchs de la plus prestigieuse des compétitions européennes, dont une finale perdue en 2006 contre Barcelone. L’Espagnol rêve d’un doublé Premier League-Ligue des champions mais aussi “de devenir l’entraîneur miracle d’Arsenal, de rivaliser avec l’emblématique Arsène Wenger, le manager français qui lui a offert ses débuts [en tant que joueur] au sein du club londonien en 2011”.
À Budapest, résume Marca, on assistera ce soir à affrontement entre “la solidité défensive d’Arsenal et la puissance offensive de l’équipe parisienne”. Mais, dans tous les cas, ce sera “un duel espagnol pour désigner le nouveau roi d’Europe”.
Source : Courrier international (France)
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