La situation alarmante du quartier Nord de Nouakchott à Teyareth est loin d’être différente dans tous les autres quartiers populaires de la capitale (Sebkha, El Mina, Dar Naïm, Arafat) à l’abandon sur fond d’insalubrité de démolitions brutales, d’insécurité croissante et de marginalisation structurelle.
Eaux stagnantes depuis plus d’une année, routes dégradées et insalubrités rythment au quotidien la vie des populations du quartier-Nord de Nouakchott,Teyareth. Un calvaire que les observateurs sur place partagent sur les réseaux sociaux, à la veille surtout de l’hivernage. En réalité, ce sont les mêmes souffrances que vivent les habitants de Sebkha, Dar Naim et Arafat. Toutes ces populations vivant dans les périphéries de la capitale, sont confrontées à des déguerpissements laissant des familles entières sans abri, malgré parfois des permis de construire délivrés par les mairies. En réalité, ces opérations du gouvernement s’inscrivent dans une politique de “modernisation” de Nouakchott. Dans ces quartiers populaires, les coupures d’électricité et les pénuries d’eau sont fréquentes. Et l’autre calvaire de ces populations marginalisées c’est l’absence de police de proximité, qui laisse la place à une criminalité endémique. L’insécurité est le symptôme d’un échec massif : chômage, absence d’école de qualité, manque d’espaces culturels, absence de perspectives. Cette situation alarmante dans tous les quartiers populaires est révélatrice de la crise profonde de gouvernance de justice sociale et de cohésion sociale.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 30 mai 2026)
Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com


