
Initiatives News – Le riz fait partie des céréales les plus consommés dans le monde. Notamment en Mauritanie. Le riz fut une céréale de luxe d’une denrée rare. Nos ainés de l’ancienne génération nous ont raconté que le riz fut un plat spécial des grandes fêtes seulement comme la fête de Tabaski. Et quand un jeune mange du riz il ne lave pas ses mains immédiatement, il va chez ses amis et les faire sentir l’odeur du riz pour le montrer qu’il a mangé quelque chose de très spéciale. Ce qui n’est pas les cas aujourd’hui. Actuellement il est consommé de manière si on ose de qualifier d’excès, avec différentes variétés des plats. Il y a plusieurs plats du riz comme Mafé, Yassa, Tcheb- Sauce, Riz avec viande et Tcheb-djen (riz avec poisson). Le riz en tant qu’aliment soulève tant des questions. Parmi lesquelles depuis quand les gens ont connu le riz ? pourquoi les gens aiment tant le riz ? Quel est son apport nutritif pour les consommateurs ? Quels sont les particularités de la consommation du riz en Mauritanie ? est-ce que la consommation du riz induit l’habitude ou la dépendance ?
Ce sont ces questions que nous allons essayer d’y répondre.
Le riz a été découvert, il y a 7 000 ans de cela en Asie. Il est désormais cultivé dans les cinq continents. Quant à ses variétés il existe 24 espèces de riz subdivisés en plus de 100 000 variétés. Son agriculture en Mauritanie existait aux vallées de Kaédi dans des petits espaces pour les femmes. Présentement, il est beaucoup cultivé en Mauritanie au Traza, Brakna, Grogol et Guidimaka, par ce que son agriculture se base sur le système d’irrigation d’eau. Selon un article de FAO, il y a eu des tentations d’introduction de la riziculture à Keur Macéne au Trarza en 1961 avec d’autres tentatives en 1965 au Brakna. A la suite des années de sécheresse des années 70, il y a eu des aménagements de 25 à 30 hectares au long du fleuve du Sénégal au Brakna, Traza et Gorgol. Ce développement continue jusqu’à la création de SONADER en 1975. Les périmètres individuels agricoles se sont développés en 1984. Les politiques et les gestions de l’agriculture ne cessent d’évoluer avec des changements et des mouvements dans la riziculture. Présentement, toutes les activités du repiquage, de moisson, et de battage ne se font plus par la main. Il y a certes une contribution importante de riziculture pour l’économie locale. Selon un article du Sahara Média datant de Janvier 2025 : « Les données du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire font ressortir une augmentation de la production de riz mauritanien pendant la campagne automnale de la saison 2025, avec une production atteignant 229 353 tonnes, soit une augmentation de 27 % par rapport à la saison 2024 ». Même si ces productions sont encourageantes sur le plan national, il ne ressort pas la qualité de riz. Car l’agriculture du en Mauritanie se caractérise par l’utilisation des pesticides qui réduisent la bonne qualité du riz.
De façon globale, le riz fait partie de féculents au même titre que les pâtes, pomme de terre et pain. Ce qui le rend un plat énergétique et rassasiant. Entre tout le plat du riz c’est le Tcheb-Djen qui est le plus consommé. Il est originaire du Sénégal. D’ailleurs le mot est wolof. Le plat a un gout particulier par le mélange de ses ingrédients des différents légumes, de poisson de la mère, de tomates ou sans tomates et du riz. Son gout est difficile à décrire tellement que ses ingrédients sont nombreux et sa façon de cuire est bien cuite. Le riz au poisson est tellement apprécié et consommé, au point certains mauritaniens disent qu’ils peuvent avoir des maux de têtes ou des malaises physiques s’ils n’en mangent pas un jour. Cette sensation évoque plusieurs thèmes dont l’habitude, la tolérance, la dépendance, le conditionnement et l’abus de l’usage.
Pour démêler ces concepts, il est fondamental de définir chacun d’entre eux. L’habitude se définit par une manière usuelle d’agir ou de se comporter. Selon le proverbe français, l’habitude est une seconde nature. Les Poulars disent même le malheur s’habitue. La tolérance selon le dictionnaire Robert c’est l’attitude à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même ; fait de respecter la liberté d’autrui en matière d’opinions. Cependant, la tolérance en psychologie ou en santé mentale concerne à tolérer un produit ou un comportement progressivement. Comme la consommation continue du café, thé, alcool, tabac, marijuana, …etc, incite le consommateur à augmenter de plus en plus la dose, jusqu’à ce que la vie du sujet soit perturbée par ces consommations. Cette phase était appelée addiction. Mais avec le remaniement conceptuel on utilise actuellement l’usage abusif d’un ou des produits. Quant à la dépendance c’est le rapport qui fait qu’une chose dépend d’une autre. En santé mentale c’est un état complexe et chronique, qui se caractérise par une perte de contrôle sur l’usage d’une substance et une demande compulsive de ses produits malgré les mauvaises conséquences liées et un désir intense d’en consommer (Craving). Il y a deux formes dépendance, celle de physique et celle de psychologique. La physique se caractérise par des symptômes de sevrage lié à l’arrêt de la consommation. L’aspect psychologique de la dépendance signifie le besoin de la personne à consommer pour faire face à certaines émotions et situations.
En ce qui concerne le conditionnement, il se définit en tant qu’une forme simple d’apprentissage qu’on appelle apprentissage associatif, association entre une Stimulation et une Réponse. Comme sentir l’odeur de la nourriture et avoir le désir d’en manger. Et après ça se développe pour devenir stimulus conditionnel.
Si le riz est une substance que l’on consomme chaque jour relativement à la même heure au déjeuner. La consommation risque de créer l’un des aspects d’abus des substances qu’on vient de souligner. Peut-être à c’est à un professionnel de la santé mentale d’en définir ou d’en distinguer. Car la consommation quotidienne active le système de plaisir. Ce dernier qui est recherché par le consommateur, jusqu’il en devient problématique. Surtout si les qualités de riz ne sont bien identifiées et les produits des cuisines qui vont avec. Pour une bonne prévention, il serait mieux modéré la consommation de ris à ne pas dépasser trois fois par semaine. Et de consommer le riz de bonnes qualités et une bonne cuisine qui évite des produits stimulants. Les stimuli peuvent être liés aux environnements de la consommation du comme la consommation, du tabac, des boissons stimulants comme le Bissap, Coca, …etc. tous ne sont pas stimulants, mais peuvent en créer.
Pour conclure, nous sommes appelés plusieurs aspects du riz qui est beaucoup consommé. Il y a plusieurs risques qui vont avec comme le risque du diabète, de sédentarité, le nombre de fois par jour, et aussi des dépendances, tolérances, et stimuli psychologiques. Ils sont présents et peuvent être évités. La modération peut être faite par d’autres plats comme les lentilles, les soupes, les crudités, les coucous, etc.., Quelqu’un pourra dire ça c’est pour les riches, pourtant tomber gravement couterait beaucoup plus cher.
Khalilou Guidado KOITA,
Psychologue. khalilkoeta@gmail.com
Source : Initiatives News (Mauritanie)
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