
Au lendemain des incendies de deux centrales de la SOMELEC à Nouakchott, la visite du président Ould Ghazouani sur les lieux, est considérée par les observateurs comme une parade dans les décombres d’un système qu’il dirige depuis sept ans.
Le déplacement du chef de l’Etat ne sert à rien. C’est une mise en scène d’un chef de l’exécutif qui dirige depuis un septennat un État qui n’a pas de réseau électrique fiable. En voulant recentrer sa propre image, Ould Ghazouani maquille un État rongé par les marchés truqués. C’est le résultat d’une gouvernance qui privilégie les réseaux d’intérêts au détriment des citoyens. La visite présidentielle sur les lieux des incendies ne fait que mettre un vernis sur les flammes.
Dans un pays où les infrastructures brûlent quelques mois après leur installation, le problème n’est jamais technique. Cette gouvernance des marchés publics apparaît comme une mécanique de corruption qui fabrique des catastrophes. Ces deux incendies qui ont plongé la capitale dans le noir dans 6 communes sur 9, ne sont que le dernier épisode d’une série de défaillances structurelles. Les câbles brûlent mais le système reste intact. Pour une fin de mandat en 2029, Nouakchott continuera de brûler.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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