Mauritanie : trois bonnes raisons d’y aller

Une excellente nouvelle pour les amoureux du désert. Après une décennie au point mort, le tourisme repart dans ce joyau du Sahel aux paysages exceptionnels. Un vol charter vient d’être relancé entre Paris et Atar, point de départ d’escapades à pied ou à dos de dromadaire au cœur de l’Adrar.

Il faut s’y précipiter! La Mauritanie est une destination exceptionnelle pour découvrir ou redécouvrir l’immensité du désert. Point Afrique, après dix ans d’arrêt, vient de rouvrir la ligne charter entre Paris et Atar. Cette saison de redémarrage est prévue jusqu’à fin mars. Cinq heures trente pour rejoindre Atar, ville bien connue des adeptes du trekking, qui fut pendant plusieurs années une étape du Paris Dakar avant l’escalade du terrorisme dans la bande du Sahel. Le Quai d’Orsay, en mars dernier, a allégé la carte de risques, dans un premier temps sur cette région de l’Adrar, couvrant Chinguetti, «la Sorbonne du désert» et Ouadane, haut lieu historique du pays.

 

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● Goûter les charmes du désert

 

S’il est un accessoire indispensable pour crapahuter dans les dunes, c’est le traditionnel chèche. Ce foulard que les Mauritaniens roulent en turban sur leur tête pour se protéger du soleil et du vent. Vous l’adopterez très vite pour partir à la découverte du désert sahélien. À pied, à dos de dromadaire ou en 4X4, tous les moyens de locomotion sont possibles, y compris de longues chevauchées. Nature à l’état brut… le visiteur sera à la fois saisi par l’immensité, le silence, la luminosité et surtout la variété des paysages. Aux dunes de sable succèdent décors lunaires de roches et canyons vertigineux. Bivouaquer sous le ciel étoilé avec vue imprenable sur Fort Saganne immortalisé par Gérard Depardieu est inoubliable. Vous goûterez aussi le charme des traditions mauritaniennes, le thé à la menthe servi en trois fois sous la tente faite de tissus bariolés. Havre de quiétude contre les nuits froides et le soleil plombant aux heures chaudes.

●  Chinguetti, la «Sorbonne du désert»

 

À Chinguetti, la «Sorbonen du désert»

 

La Mauritanie vaut aussi le détour pour la rencontre de ses habitants, peuple chaleureux et accueillant. Un passage obligé à Chinguetti, autrement baptisée «Sorbonne du désert», est de visiter la maison de Seive. Ce descendant d’une famille d’érudits est le gardien d’un trésor, des centaines de livres, pour certains très rares, datant du Moyen-Âge. Avec force précaution, muni de gants, le conservateur dévoile ces puits de science et de culture sur l’astronomie, la religion, l’histoire… cachés derrière une lourde porte en bois. Mais conservés précairement dans de simples boîtes en carton, exposés à l’usure du sable et de la chaleur. L’hôte des lieux ravit son auditoire par le récit nourri d’anecdotes de la Chinguetti d’antan. Tout en déplorant le manque d’aide internationale pour préserver ce patrimoine mondial de l’Unesco…

●  Ouadane, l’ancienne ville fortifiée

 

Autre étape inoubliable, à 120 kilomètres de Chinguetti, l’ancienne ville fortifiée de Ouadane, fondée au XIIe siècle, elle aussi inscrite à l’Unesco. Cet ancien carrefour marchand du Sahara servait de point de passage des caravanes entre le Maghreb et l’Afrique. Faites les premiers pas avec un guide mais laissez vous porter par la magie des lieux. Se perdre dans ses ruelles en fin de journée, s’asseoir sur les vieilles pierres pour goûter la quiétude, embrasser la vue panoramique sur la vallée, l’oasis couverte de dattiers. Aux sons du muezzin qui appellent à la prière…

 

Anne Cheyvialle

 

 

 

Y ALLER

À partir de 895 € pour 8 jours de Chinguetti la Sainte à la palmeraie de Tergit avec Le Point Voyages. Tél. 04.75.97.20.40 et point-voyages.com

 

 

Source : Le Figaro

 

 

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