
Le Calame – A la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt du siècle passé, une femme de courte taille de teint clair venue de l’intérieur s’était installée au cours d’un beau matin dans la véranda d’un immeuble qui jouxte le marché de la capitale.
Elle avait un ou deux sachets de plastique plein d’habits sales. Elle utilisait des cartons comme tapis. Elle avait une longue machette qu’elle exhibait pour se défendre contre les petits voyous de la rue (l’insécurité n’était pas aussi forte à l’époque). Son attitude de défense lui avait valu la crainte des malfaiteurs et des enfants qui aimaient taquiner les fous. Elle s’appelait Mariem mais on lui avait collé le sobriquet de « Addahaya » ou Mariem « Sikkin ». Elle n’acceptait de recevoir et parler qu’à certaines filles élèves du CC de jeunes filles. Celles-ci avaient très vite remarqué qu’elle était victime de jalousie. Durant le moment qu’elles passaient avec elles, elles lui affirment admirer sa beauté et que beaucoup d’hommes sont fous d’elle.
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A part ce groupe restreint de jeunes filles, Mariem n’acceptait de recevoir ni parler à quiconque. Tout celui ou celle qui ose s’approcher, elle s’empare aussitôt de sa machette pour le pourchasser au loin.
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Les boutiques voisines avaient fini par l’engager comme gardienne. Elle était finalement morte vers le début des années quatre-vingt. Cependant son souvenir reste gravé dans la mémoire de beaucoup de Nouakchottois.
Mosy
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