
Sans athlètes qualifiés par la voie classique, la Mauritanie comptera finalement trois représentants de moins de 17 ans aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Une troisième place obtenue grâce au travail acharné du président du CNOSM, Abderrahmane Ould Ethmane, dans un contexte de quotas particulièrement restrictifs.
La Mauritanie sera bien présente aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 ! Du 31 octobre au 13 novembre, trois jeunes athlètes porteront les couleurs nationales à ce rendez-vous historique pour le sport africain. Trois représentants, deux disciplines et un défi de taille pour une délégation dont la constitution a nécessité d’importantes démarches auprès des instances olympiques internationales.
Cette participation intervient dans un contexte particulier : la Mauritanie ne disposant pas d’athlètes qualifiés par la voie classique, sa présence repose sur le mécanisme de participation universelle et sur les quotas attribués par les instances compétentes. Alors que le quota initial en athlétisme était limité à deux places, une fille et un garçon, le pays a finalement obtenu une troisième place en judo.
Trois jeunes talents, deux disciplines
La délégation mauritanienne sera composée de trois athlètes de moins de 17 ans :
Faty Sy, engagée sur le 100 mètres en athlétisme ;
Mohamed Mbareck Saïd, également aligné sur le 100 mètres ;
Coumba Diop, qui défendra les couleurs nationales en judo, dans la catégorie des moins de 44 kg.
Ces trois jeunes sportifs auront la responsabilité de représenter la Mauritanie dans une compétition qui réunira des milliers de jeunes talents venus du monde entier. Au-delà des résultats, leur présence constitue une occasion précieuse d’acquérir de l’expérience internationale et de mesurer le chemin qui reste à parcourir pour renforcer la compétitivité du sport national.
Abderrahmane Ould Ethmane, un travail de persuasion et de mobilisation
Derrière cette troisième place se trouve un travail de fond mené par le président du Comité national olympique et sportif mauritanien (CNOSM), Abderrahmane Ould Ethmane.
Face aux contraintes des quotas et à l’absence de qualifications classiques, il a fallu multiplier les démarches, défendre les candidatures mauritaniennes et convaincre les instances concernées de la nécessité d’élargir la représentation nationale.
Le résultat est là : au-delà des deux places initialement prévues en athlétisme, la Mauritanie a obtenu la possibilité d’engager une judokate. Cette troisième place récompense ainsi, selon les éléments communiqués sur la préparation de la délégation, un travail acharné de mobilisation et de recherche de solutions pour permettre au pays d’être représenté.
Le CNOSM avait initialement envisagé une participation dans quatre disciplines, notamment l’athlétisme, le judo, le taekwondo et le basketball 3×3. La sélection finale a toutefois été réduite à trois athlètes répartis entre deux disciplines, à l’issue du processus d’attribution des quotas.
Dakar, une occasion à saisir
Ces JOJ revêtent une dimension particulière : ils seront les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés sur le continent africain. Pour la Mauritanie, voisine du pays hôte, l’événement représente une occasion de mettre en lumière ses jeunes talents et de renforcer son expérience dans les grandes compétitions internationales.
Le président du CNOSM a par ailleurs salué l’appui des autorités publiques et souligné que les athlètes avaient bénéficié de deux mois de préparation. Les dispositions organisationnelles et logistiques nécessaires à leur participation ont également été annoncées comme achevées.
Certes, trois athlètes ne suffisent pas à refléter tout le potentiel de la jeunesse sportive mauritanienne. Mais leur présence à Dakar constitue un point de départ, et non une fin en soi. Le véritable enjeu sera désormais de transformer cette expérience en un levier de développement, grâce à une détection plus précoce des talents, à une meilleure préparation et à un accompagnement durable des jeunes sportifs.
À Dakar, Faty Sy, Mohamed Mbareck Saïd et Coumba Diop auront une mission commune : faire flotter le drapeau mauritanien et montrer que, malgré les contraintes, la jeunesse sportive nationale entend prendre sa place sur la scène internationale.
Mohamed Feily
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