
Les observateurs s’indignent de la condamnation à 5 ans de prison dont 3 fermes de la militante et journaliste de l’IRA, Warda Ahmed Souleymane. C’est une justice transformée en instrument de punition politique typique des régimes qui étouffent la dissidence.
Les observateurs rappellent que depuis plusieurs semaines, les condamnations pleuvent sur les militants de l’IRA. Après les trois militants condamnés à trois ans, voici la journaliste Warda qui documente leurs luttes. En ciblant cette militante, les autorités de Nouakchott cherchent à décapiter médiatiquement le mouvement abolitionniste. L’histoire retiendra que son intervention à Banjul, où elle a qualifié la Mauritanie d’“apartheid à la mauritanienne”, a déclenché une campagne de harcèlement orchestrée par les réseaux proches du pouvoir. Ce verdict indigne les observateurs. En emprisonnant une journaliste pour ses prises de parole, le régime de Ould Ghazouani envoie un avertissement à tous les militants des droits de l’homme, blogueurs, activistes, journalistes, associations. Personne n’est à l’abri. Avec cette condamnation, la Mauritanie glisse vers la criminalisation de la parole. C’est une attaque contre la liberté de la presse, contre les militants abolitionnistes, et contre toute tentative de dévoiler les mécanismes de domination dans le pays.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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