CAN 2022 féminine : le Nigeria et les autres…

Du 2 au 23 juillet au Maroc, la compétition continentale verra s’affronter douze équipes réparties en trois groupes.

Le Monde – Annulée en 2020 en raison de la crise sanitaire, la quatorzième édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine débute samedi 2 juillet au Maroc. Les Nigérianes, tenantes du titre et déjà onze fois victorieuses, seront les grandes favorites d’un tournoi.

Pendant trois semaines, douze équipes (contre huit auparavant) réparties en trois groupes s’affronteront. Groupe A : Maroc, Burkina Faso, Sénégal et Ouganda ; Groupe B : Cameroun, Zambie, Tunisie et Togo ; Groupe C : Nigeria, Afrique du Sud, Burundi et Botswana.

 

La sélection nigériane, entraînée par l’Américain Randy Waldrum, dispose sur le papier des meilleurs arguments. Asisat Oshoala, âgée de 27 ans, est considérée comme l’une des meilleures attaquantes au monde et a été élu plusieurs fois meilleure footballeuse africaine. La joueuse a remporté la CAN à trois reprises et vient de réaliser une saison quasi parfaite avec le FC Barcelone, avec qui elle a marqué 20 buts et gagné le championnat.

Uchenna Kanu, 26 ans, également attaquante, s’est quant à elle expatriée avec succès à Tigres, devenant la première joueuse africaine à évoluer au Mexique.

Avec ce duo de choc, les Super Falcons semblent intouchables. « La grande surprise serait que le Nigeria n’atteigne pas la finale », estime Clémentine Touré, sélectionneuse de la Côte d’Ivoire, dont les joueuses ont justement été éliminées par les Nigérianes lors des qualifications (0-2, 0-1).

Qualification pour la Coupe du monde

« Cette équipe a l’expérience des grandes compétitions comme la CAN et la Coupe du monde. D’autres formations, comme le Maroc, l’Afrique du Sud, le Cameroun, voire la Zambie, peuvent créer la surprise, mais il sera difficile de battre le Nigeria, d’autant plus que la Guinée équatoriale [deux titres], le Ghana et la Côte d’Ivoire seront absents », ajoute-t-elle.

Il faudra néanmoins surveiller la Camerounaise Ajara Nchout (29 ans), dont la famille ne souhaitait pas qu’elle pratique le football, et qui mène une très belle carrière, puisqu’elle porte le maillot de l’Inter de Milan ; la Sud-Africaine Thembi Kgatlana (26 ans, Atlético de Madrid), finaliste de la CAN 2018 face au Nigeria ; la capitaine zambienne Barbra Banda (22 ans), attaquante à Shanghai Shengli (Chine) ; et la jeune défenseure marocaine Sabah Seghir (21 ans), qui évolue à la Sampdoria de Gênes (Italie).

 

Pour Clémentine Touré, cela ne fait aucun doute : « L’engouement pour le football féminin augmente. Beaucoup de joueuses évoluent en Europe ou aux Etats-Unis, où le niveau est le plus élevé, et cela profite aux sélections. »

 

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Alexis Billebault

 

Source : Le Monde

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