Guilt lak, monsieur le président, attention au Président des présidents

Excellence, monsieur Mohamed Ghazwani, président de la république islamique de Mauritanie, accordez 10 minutes de votre temps précieux, pour votre intérêt et votre salut, à lire ces quelques lignes.

D’abord je tiens à vous exprimer tout le respect que je dois au président de ce pays dont je suis citoyen.

Ce que je vais vous dire, comportera beaucoup de « Je », parce que je vous parlerai avec le cœur et que le contenu de ces paragraphes sera en étroite relation avec votre vie, votre devoir, le poids des « Houqouq du peuple » sur vos épaules et votre mort (Allah vous accorde longue vie dans la piété et la droiture).

Salir Mohamed ould Abd Al Aziz ne vous apportera aucune gloire, au contraire. Et ne rendra pas à la Mauritanie toutes les occasions de prospérités que votre prédécesseur lui a ravies par le tort et la tyrannie.

Vous étiez avec lui. Si on peut vous concéder de n’avoir rien pu faire, parce que vous étiez en seconde position, aujourd’hui, vous êtes directement dans le collimateur de la Justice divine.

Personne ni rien ne pourra vous sauver de passer devant le Jugement.

Je m’excuse de vous en parler. Je sais que vous êtes d’une famille religieuse, mais, moi aussi, et peut-être par pure prétention je me suis toujours senti très proche de Lui, en Haut, votre Président, monsieur le deuxième président.

Vous venez de rentrer dans la salle du plus grand Examen de votre vie. Beaucoup plus haut que général ou maréchal.

Le 18-aout-2012 ; et pendant le mois béni du Ramadan, j’écrivais quelques « folies » à l’ex-président. Je ne saurai jamais s’il les a lus ou s’il n’en a jamais pris connaissance.

http://cridem.org/C_Info.php?article=632996

http://cridem.org/C_Info.php?article=633046

http://cridem.org/C_Info.php?article=633091

Mais moi, j’ai écrit, j’ai lu et malheureusement j’ai vu ce que je craignais.

Si dans mes écrits la mort de Mohamed ould Abd Al Aziz, n’étais qu’un évènement virtuel, fruit de mon imagination, je viens d’assister, malheureusement à une mort plus douloureuse et plus insoutenable.

La mort politique d’un homme, berné par l’hypocrisie, la mauvaise foi et la boulimie des hommes, ajouté à un penchant naturel à l’amour et la satisfaction de soi. Un narcissisme, qui n’appartenait ni à nos valeurs, ni à nos coutumes, et qui a fait que notre frère, découvre brutalement, qu’il rêvait d’être dans un palais de bien être, alors qu’il était étendu, pendant dix ans dans un abattoir, où sa main égorgeait systématiquement son peuple.

Maintenant ce couteau est dans vos mains. Vous avez le choix de partager le pain entre les enfants de votre patrie, ou couper des gorges, pour permettre à d’autres de se réserver la soupe… vous payerez plus tard, seul, le prix de ce qui sera fait en votre nom et par votre approbation.

Et qui vous protègera de Lui ?

Voyez comment les personnes les plus insignifiantes, l’insultent à leur convenance.

C’est la Mauritanie qui est insultée, quand toutes ces insanités sont diffusées en plein air sur les ondes de la planète, que pèsera plus tard l’image d’un président de ce pays devant ses pairs?

Les pays responsables et respectables n’exhibent pas ainsi les défauts de ceux qui fautent parmi leurs responsables.

Par respect du poste et qui est un symbole national, un certaine respect et un certain prestige doivent être réservés à qui tient les dossiers du pays.

C’est un autre signe du respect du peuple lui-même.

Remarquez avec moi, que les mêmes procédés, qui ont empêtrés Votre ami dans les mailles du filet machiavélique du faux, sont réchauffés pour vous mettre la corde au cou.

On vous tentera par l’éternel « mariage forcé » du corbeau et du renard.

Vous aurez l’impression que vous êtes providentiellement tombé au milieu de gens, qui étaient toujours là pour célébrer vos grands biens, vos qualités, votre perspicacité, votre lucidité, votre intelligence votre esprit éclairé, et au-delà.

Ce sont des voix de sirènes qui vous perdront, comme elles ont perdu bien d’autres avant vous.

Dès que vous remuez les lèvres, vos oreilles seront assourdies par les applaudissements. Vos yeux éblouis par les flashs de cameras.

Vos moindres phrases seront commentées, enrichies, interprétées à la hausse.

On vous fera dire des choses qui vous montreront en guide éclairé… en prophète.

Ce sont ces techniques que les satans des djinns envient aux satans humains.

Monsieur le président. La vie est tellement éphémère, que votre intérêt et le nôtre seront de vous détourner du passé et regarder l’avenir. Vous êtes en connaissance de tous les dossiers du pays, de toutes les injustices et les misères de vos citoyens. Vous connaissez ce qui va et ce qui ne va pas, ce qui vaut et ce qui ne vaut pas.

Vous savez parfaitement où la Mauritanie a flanché, avant de s’agenouiller, comme une patrie orpheline dans l’arène internationale.

Vous avez des centaines de milliers de jeunes, qui ne demandent qu’à servir leur pays. Des générations, qui ont été tapissées dans les marres du chômage, pour laisser aux beaucoup moins jeunes les coudées franches pour détruire la nation. Vous avez un fleuve non exploité, alors que l’oignon ou la carotte nous sont importées d’Europe ou du Maroc.

Ceci, pour sûr ne plait pas au Gouverneur des Mondes.

Devant vous des citoyens, qui n’ont jamais gouté aux fruits de nos ressources naturelles, quand les ressources financent les palais du « Vassad ».

Ceci, pour sûr, est une provocation des recommandations divines.

Aidez Aziz à se retirer dans une place de ce monde pour passer ses jours. Sa conscience suffit à lui faire voir ses fautes et souhaitons qu’Allah lui pardonne.

Descendez au milieu du peuple, comme je le lui ai toujours suggéré. Acquittez-vous de la mission qu’Allah vous a confiée sans rancune.

Vous êtes un marabout, je vous rappelle et vous savez que le rappel profite aux croyants : la « Amana ».

إِنَّا عَرَضْنَا الْأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالْجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَنْ يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الْإِنْسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُومًا جَهُولًا

Vous ne pouvez savoir comment j’ai pitié de la situation dans laquelle vous vous trouvez. Peut-être que Dieu vous a choisi pour accomplir un grand bien pour ce peuple.

Et que peut-être que dans quelques années nous seront fier ( si nous sommes en vie), de citer votre nom, parmi ceux des fils de cette nation qui ne cherchaient ni hauteur sur cette terre, ni perversion.

Dieu vous ouvre les yeux, vous aide et vous garde inchalla.

Mohamed Hanefi

Koweït

(Reçu à Kassataya 19 décembre 2019)

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