Mauritanie : un plan national contre la crise alimentaire sous perfusion des bailleurs

La table ronde ouverte cette semaine à Nouakchott pour répondre aux crises alimentaires et nutritionnelles, se présente comme un outil de gestion d’un plan 2026 pour obtenir des financements et non un plan de lutte contre la faim.

La Mauritanie importe plus de 70 % de ce qu’elle consomme. Et le plan national 2026 contre les crises alimentaires et nutritionnelles ne remet pas en cause cette dépendance. C’est un pays livré aux importations qui est pointé du doigt. Cette stratégie de survie, n’est pas une stratégie de souveraineté. En réalité, c’est un plan qui multiplie des comités, des cellules, des mécanismes de coordination. Autrement dit une gouvernance opaque, centralisée et technocratique.

Quand un pays riche en ressources naturelles laisse des enfants mourir de malnutrition, ce n’est pas une fatalité. C’est un échec politique, un scandale d’Etat. Les populations surtout de l’intérieur sont rendues vulnérables par l’absence d’eau potable, d’électricité et d’accès à la santé.  Ce plan est conçu pour maintenir l’ordre existant, rassurer les bailleurs et surtout des partenaires comme la Chine qui exproprie les terres agricoles du Sud. Cette agriculture sous perfusion  évite toute remise en cause des structures qui produisent la faim au profit des intérêts.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 23 mai 2026)

 

 

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