La croissance exponentielle d’accidents mortels de la route notamment sur les grands axes routiers apparaît comme une hécatombe organisée par l’Etat. Cette indifférence est devenue une routine nationale voire un fait banal divers, un bruit de fond que les autorités politiques de Nouakchott ont choisi d’ignorer.
Les deux axes Nouakchott-Rosso et Atar-Nouakchott ont enregistré en une semaine plus de cinq morts. Chaque jour, des familles sont brisées, des enfants orphelins, des villages endeuillés et aucune autorité ne se sent responsable. La route de l’espoir est devenue un cimetière à ciel ouvert et Nouakchott-Nouadhibou, l’axe économique le plus dangereux du pays. Dans toutes ces routes, des camions surchargés, des dépassements suicidaires et une absence de radars et de police. Aucun plan, aucun objectif, aucune coordination. La sécurité routière n’existe pas dans les priorités gouvernementales sur fond d’une police routière réduite à des contrôles sporadiques. L’impunité routière est institutionnalisée et les permis de conduire achetés, pas obtenus. C’est également le parc automobile vétuste et dangereux qui est pointé du doigt. La sécurité routière doit devenir un combat national. A défaut, les morts sur les routes ne resteront que des statistiques.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 29 mai 2026)
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