
Le Calame – Un atelier de formation axé sur les droits humains, les violences basées sur le genre (VBG), les mutilations génitales féminines (MGF), le mariage précoce et la santé reproductive des jeunes s’est ouvert ce lundi 23 mars à Nouakchott. Cette initiative réunit des enseignants, des agents de sécurité et des parents d’élèves, considérés comme des acteurs clés dans la prévention et la lutte contre ces pratiques.
Organisé par le Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains (CSVVDH), en collaboration avec le ministère de la Santé et avec l’appui de WILDAF/AO, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet régional WISH II, dédié à la promotion des droits des femmes et à l’amélioration de la santé reproductive.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de la présidente du Comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains Mme Lalla Aïché Ouédraogo, organisatrice et actrice de terrain du projet. Elle a souligné l’importance d’une mobilisation collective, rappelant que « chaque acteur, qu’il soit enseignant, agent de sécurité ou membre de la famille, a un rôle essentiel à jouer dans la promotion des droits et la protection des jeunes filles et des femmes ». Elle a également mis en avant les actions déjà menées, notamment auprès des ambassadeurs communautaires et des cyberactivistes engagés dans la sensibilisation.
De son côté, Mme Sant-Anna Attoh Rizalatou Mathilde, chargée de programme en chef à WILDAF/AO, a salué l’engagement des autorités nationales et des partenaires. Elle a rappelé que l’organisation œuvre à promouvoir les droits des femmes et des filles, tout en facilitant leur accès aux soins et aux services de santé reproductive. Elle a également insisté sur la nécessité de bannir toutes formes de violences dans les communautés.
Supervisant l’ouverture officielle, le Dr Moussa Salatou Diagana, Directeur général de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé, a réaffirmé l’engagement de la Mauritanie à atteindre les objectifs de développement durable, notamment à travers l’amélioration de la santé maternelle et infantile. Il a évoqué les cadres juridiques existants, dont la loi sur la santé de la reproduction, ainsi que les stratégies nationales visant à réduire la mortalité et à promouvoir la santé sexuelle et reproductive.
Prenant la parole au cours de la rencontre, Mme Fatimetou Mint Moulaye, Coordinatrice nationale du Programme national de Santé de la Reproduction (PNSR), a présenté les grandes lignes du programme. Elle a notamment insisté sur les efforts visant à améliorer la santé de la mère et de l’enfant, tout en évoquant les principaux défis rencontrés dans ce domaine, notamment l’accès aux soins et la sensibilisation des populations.
L’atelier est animé par Mme Fatima Binta Diallo, infirmière clinicienne et formatrice en santé reproductive, et M. Lemrabott Cheikhna, consultant et ancien directeur de la santé. Les sessions portent sur des thématiques essentielles telles que les droits humains, la prévention des violences, ainsi que l’éducation à la santé reproductive.
Durant trois jours, les participants renforceront leurs compétences et leurs connaissances afin d’agir de manière plus efficace sur le terrain. L’atelier prévoit également l’élaboration de stratégies communautaires de prévention, qui seront présentées à la clôture prévue mercredi.


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