RFI – En Mauritanie, plus de 240 personnes ont signé une pétition pour demander la révision de la Constitution. Ils espèrent à travers cette révision une reconnaissance des Haratines comme une composante nationale et une garantie pour leurs droits politiques, économiques et culturels. Descendants d’esclaves, les Haratines sont très souvent victimes de discrimination en Mauritanie.
En Mauritanie, à travers cette pétition signée par des responsables politiques, universitaires, juristes et militants des droits humains, les auteurs réclament une meilleure représentation dans les fonctions électives et nominatives. Samory Ould Beye, militant anti-esclavagiste à la tête du mouvement El Hor, justifie le lancement de cette pétition dont il est l’initiateur.
« Les violations que la communauté haratine subit sont multiples. D’abord, l’esclavage depuis des siècles et des décennies. Ils subissent également l’exclusion et la discrimination raciale. Les Haratines sont de plus en plus dans une situation vraiment critique. Leurs sources de revenus ou leurs sources d’activité, c’était l’agriculture et l’exploitation de la terre. Mais leurs terres sont expropriées. Ils sont également exclus de l’échiquier politique. Les nominations sont en effet très rares. Il n’y a aucune institution importante où l’on trouve à la direction un Haratine. 90 % à peu près de la population qui est dans les prisons, sont des Haratines. Ça aussi c’est de l’injustice », explique Samory Ould Beye, au micro d’Ibrahima Timbi Bah, de la rédaction de RFI fulfulde et mandenkan.
Source : RFI
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