La promesse de nouveau du gouvernement de résoudre définitivement le problème de l’eau à Nouakchott est considérée par les observateurs comme un pansement posé sur une plaie depuis plus d’une décennie touchant la quasi-totalité des régions.
La crise de l’eau en Mauritanie n’est pas seulement un accident climatique mais le résultat d’une gestion catastrophique du secteur de l’hydraulique et de l’assainissement depuis plus d’une décennie. L’accession de Ould Ghazouani en 2019 n’a toujours pas résolu la soif dans tout le pays malgré les travaux en phase finale du programme présidentiel. Les quartiers populaires de la capitale vivent une réalité brutale. Les Mauritaniens ont soif. Nouakchott vit au rythme de files d’attente, de barils hors de prix et un marché parallèle devenu plus puissant que la société nationale de l’eau la SNDE elle-même. Les quartiers populaires sont sous perfusion permanente avec des coupures de 48 heures et de 72 heures parfois et des camions-citernes privés qui font la loi, protégés par des réseaux d’influence. Face à cette perfusion de la capitale, l’Assaba, le Gorgol, et Guidimakha, le Tagant, l’Adrar… vivent une pénurie permanente. Tant que l’eau restera un instrument de gestion politique et un marché pour les réseaux privés, les pénuries continueront.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 09 mai 2026)
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