En annonçant l’accélération des travaux de la centrale et du dépôt pétrolier à Nouakchott, le premier ministre mauritanien fait un aveu d’échec de la politique énergétique engagée depuis 2024.
C’est le sentiment des observateurs qui pointent un retard résultant de l’exécution des travaux. C’est surtout la mise à l’écart des quartiers populaires de Nouakchott, Sebkha, El Mina, Dar Naïm et Riyad, qui retient l’attention. Ces quartiers vivent dans une précarité électrique qui révèle l’injustice structurelle d’un système où la lumière est réservée aux quartiers riches et l’obscurité aux territoires pauvres.
Tous ces quartiers populaires en expansion, sont laissés dans l’ombre. Les réseaux s’effondrent sous la pression démographique. Les coupures y sont longues et fréquentes. Les habitants se sentent abandonnés par l’État. Les rues plongées dans l’obscurité deviennent des zones d’insécurité. Les petits commerces perdent leurs marchandises faute de réfrigération stable. La promesse du premier ministre mauritanien d’accélérer les travaux de la centrale et du dépôt pétrolier à Nouakchott, est considérée comme un simple vœu pieux face à des territoires sacrifiés de la transition énergétique.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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