Mauritanie : Nouakchott, capitale logistique du trafic et capitale de l’impunité

La Mauritanie est en train de basculer dans une économie criminelle diffuse, où les réseaux de drogue et de psychotropes se multiplient vite. L’ampleur de ce trafic échappe les autorités de Nouakchott où l’État n’est présent que par des opérations spectaculaires, jamais par une stratégie durable.

En 7 ans de gouvernance du président Ould Ghazouani, Nouakchott est devenue un hub criminel. L’économie parallèle qui s’est installée au fil des années nourrit des clientèles politiques, des réseaux d’influence et des zones d’impunité. La capitale concentre les points d’entrée, les zones de redistribution et les complicités institutionnelles. Les trafics se multiplient notamment dans les deux Hodhs, le  Guidimakha, le Tiris Zemmour et l’Adrar. Ce sont des zones abandonnées par l’État, mais occupées par les réseaux des narcotrafiquants. L’explosion des psychotropes est un danger pour la santé publique notamment pour la jeunesse. L’État montre des saisies et parle de démantèlements pour la presse, mais cache les complicités qui permettent au trafic de prospérer. La multiplication de réseaux est le symptôme d’un État affaibli et d’une jeunesse sacrifiée.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 20 août 2026)

 

 

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