Incontestablement la Mauritanie possède l’un des potentiels solaires et éoliens les plus puissants du continent. Et pourtant plus de 70 pour cent de l’électricité provient du fuel. Les centrales solaires et éoliennes avancent lentement tandis que les coupures d’électricité à Nouakchott sont plus fréquentes.
Face à cette situation, le gouvernement de Ould Diay promet des projets révolutionnaires comme Aman de 30 GW et NOUR de 10 GW sur fond de milliards d’ouguiyas d’investissements et des emplois verts. Pendant ce temps, les dirigeants paradent dans les forums internationaux pour vendre une image de “Mauritanie verte”, l’hydrogène vert. Ils clament tout haut que le pays est en avance au point d’être un leader africain dans ce domaine. Des déclarations d’intention en contradiction avec un réseau électrique fragile et plus de 40 pour cent de la population sans accès à l’énergie. Une des raisons principales de ce paradoxe, la société nationale d’électricité SOMELEC est contrainte de signer un accord avec ADDAX qui domine le marché des hydrocarbures dans le pays. C’est un mensonge de dire que la Mauritanie est leader africain des énergies propres. La transition énergétique ne doit pas être réduite seulement à un marché.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 25 mai 2026)
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