
Le Calame – Au quartier Bouhdida il y a quatre jours vers 17 heures, un crime a défrayé la chronique. Une fillette de sept ans appelée Aïcha mint Taleb Ejwed revenait d’une mahadra coranique. Elle passait par une ruelle étroite pour rentrer chez elle quand un colosse élancé lui saisit le poignet. Il la bâillonne de sa seconde main, la menaçant pour l’empêcher de crier. Il la force ensuite d’entrer dans une maison abandonnée.
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Une demi-heure plus tard, des femmes du quartier remarquent une fillette qui essaie difficilement de ramper en pleurant. Lorsqu’elles se dirigent vers elle, elles constatent son lamentable état : robe et jambes entachées de sang, elle peut à peine parler. Les femmes la ramènent chez elle, au grand effarement de sa pauvre mère qui se met à sangloter. On informe la police qui lui a établi une réquisition pour être évacuée à l’hôpital où elle subit deux opérations en urgence, vu la gravité de ses blessures. La première lui fixe une sonde pour évacuer ses urines. Ciblant le côté droit de son thorax, la seconde lui permet d’évacuer ses déchets, car sa partie génitale et son rectum sont complètement endommagés.
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Avant d’être évacuée à l’hôpital, elle déclare que son violeur s’appelle Mahmoud et que sa mère est une marchande de légumes. Début de piste pour les enquêteurs… Les agents du commissariat de police de la DRS Nouakchott-Nord ont été tous mobilisés et la traque du criminel a commencé. Le lendemain, ils ont arrêté quelques suspects. Leur audition a permis de mettre la main, quelques heures plus tard, sur un récidiviste appelé El Hafedh Mahmoud Belkheïr, né en 2009 à Aleg. Interrogé, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Le lendemain, il a été déféré au Parquet, tandis que se formait une énorme foule sensible à la douleur des parents et de gens solidarisés avec la victime, ainsi que les parents de l’accusé. Certains de ces derniers ont voulu agresser le père de la fillette violée. Une énorme bagarre aurait alors éclaté, si les agents de police n’étaient pas intervenus pour sécuriser les parents de la victime et les escorter chez eux, tandis que le coupable était écroué au centre de garde d’El Mina des mineurs en conflit avec la loi. Quant à la fillette, elle est sortie de l’hôpital, mais son état est encore grave.
Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie) – Le 16 septembre 2026
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