
L’hospitalisation du président de l’IRA, cette semaine à Nouakchott à la suite de violences policières, indigne les observateurs qui pointent des dérapages politiques pour neutraliser une figure emblématique contre l’esclavage.
Dans un pays où l’impunité policière est structurelle, frapper le leader haratin touche symboliquement tous les haratins épris de justice et marginalisés depuis très longtemps. Les violences policières contre Biram Abeid qui ont entraîné son hospitalisation, révèlent une crise profonde du régime de Ould Ghazouani. C’est la persistance d’un État racial, où la police est utilisée comme instrument de domination. Dans un contexte de dialogue politique en perspective, Ould Ghazouani envoie un mauvais message qui risque de retarder ou de compromettre ces assises nationales tant attendues par les Mauritaniens et l’opposition. Biram n’est pas seulement une cible, il est un symptôme de la crise mauritanienne. Depuis 2019, la police est politisée et utilisée pour neutraliser les opposants et la justice est silencieuse et complice par omission. Cette triple violation de la liberté d’expression de manifestation et de l’intégrité physique, viole les engagements internationaux de la Mauritanie en matière de droits humains.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com


