
Faire dans l’essentialisation en généralisant des fautes individuelles et des choix tactiques discutables est d’un simplisme affligeant et d’une légèreté impardonnable.
Ceux qui veulent s’improviser psychanalystes de comptoir doivent refaire leurs comptes et revenir nous dire combien d’équipes non africaines (en club comme en sélections nationales) qui ont perdu en fin de partie des matchs qu’elles semblaient tenir. Ils verraient alors que leur théorie sur l’incapacité structurelle des équipes africaines à tenir un score est une légende urbaine. Pour ne citer que deux exemples, la France ne va jamais oublier David Ginola et Emil Kostadinov (pas pour la GenZ, c’était en novembre 1993). Et que dire de la finale de la ligue des champions 1998-1999 entre Manchester United et le Bayern, quand les Anglais ont renversé la faveur dans les arrêts de jeu pour l’emporter alors que les Allemands tenaient leur victoire ? Plus récemment, l’Argentine s’est fait remonter 3 buts en finale de coupe du monde.
On peut citer des centaines de remontada. Des sélectionneurs ont montré leurs limites en terme de coaching dans une compétions de haut niveau qui ne pardonne pas les approximations. D’autres ont été plus chanceux ou mieux inspirés. Des sélections ont sur faire preuve de plus de discipline que d’autres. Ce n’est ni affaire de continent ni problème de couleur de peau qui ne sont pas des labels de qualité.
Yako, massa Côte d’Ivoire, Congo et Sénégal.
Abdoulaye Diagana
Le 02 juillet 2026
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com




