– L’armée américaine a annoncé, mardi 1er septembre, avoir à nouveau bombardé des positions des gardiens de la révolution islamique en Iran, deux jours après la reprise des hostilités.
« Aujourd’hui, à midi [18 heures, en France], les forces américaines ont lancé des frappes contre des cibles du corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran », écrit leur commandement dans la région (CentCom) sur X. « Ces frappes font suite à de récentes tentatives d’attaques menées par le CGRI contre des navires marchands dans le détroit d’Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région », ajoute-t-il.
Selon l’agence de presse Tasnim, les forces iraniennes ont riposté en lançant « une opération décisive » contre les bases et les intérêts américains dans la région, qui sont, selon elle, « pris pour cible par des missiles et des drones ».
« Si la nation en faillite qu’est l’Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement », avait auparavant averti Donald Trump sur son réseau, Truth Social.
Les gardiens de la révolution ont promis de faire « regretter » ces tirs aux Etats-Unis. « Un châtiment sévère attend les agresseurs », avait auparavant averti déclaré leur porte-parole Hossein Mohebi, sur X.
Une campagne d’« asphyxie » économique
La télévision d’Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar-e Abbas et de l’île de Qeshm, à proximité du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février. Selon l’agence de presse officielle IRNA, quatre projectiles ont touché plusieurs zones de la province du Sistan-et-Baloutchistan, à l’est du détroit d’Ormuz. L’aéroport de Jiroft, dans la province de Kerman (Sud), a également été pris pour cible, selon la télévision, qui a signalé une deuxième série d’explosions.
Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.
L’Iran a riposté par des tirs de missiles et des raids de drones contre des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président, Massoud Pezeshkian, ne pas vouloir la poursuite de la guerre.
Son homologue américain avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l’instant l’option d’une reprise à grande échelle des opérations militaires. Washington a par ailleurs promis une campagne d’« asphyxie » économique de l’Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.
Le cours du baril de pétrole américain a bondi de 5 % après les derniers bombardements.




