Au Canada, des écoles tentent ainsi de faire revivre le néerlandais et le cantonais auprès des jeunes générations, qu’il s’agisse de descendants d’immigrés ou d’immigrés eux-mêmes. “C’est notre histoire, nos valeurs, nos traditions et notre identité. Si nous les perdons, nous perdrons le lien avec nos générations de grands-parents, d’arrière-arrière-grands-parents et avec notre histoire”, a déclaré Mak, qui enseigne le cantonais. En faisant ce travail, elle est également consciente de participer ainsi au multilinguisme, qui est un des fondements de la société canadienne.
Monika Schmid, professeure de linguistique à l’université d’York, au Royaume-Uni, insiste sur la richesse du multilinguisme, car les langues “sont des réservoirs d’informations, donc chaque fois que nous perdons une langue, nous perdons tout un ensemble de connaissances sur la nature, un récit des origines, un ensemble de poèmes, une littérature”. D’ailleurs, selon Nikolay Slavkov, “la diversité des langues devrait être valorisée de la même manière que nous valorisons la biodiversité dans le monde naturel”. Sans cela, nous nous acheminons vers “un avenir dystopique”.
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com




