Coupe du monde – “La Roja prend la Bastille” : la presse espagnole en extase après la victoire contre la France

Sans surprise, les journaux espagnols rivalisent de superlatifs pour qualifier l’époustouflante prestation collective de leur sélection contre les Bleus en demi-finale du Mondial, mardi 14 juillet. Tour d’horizon d’une presse euphorique.

La une du quotidien sportif de Barcelone “Mundo Deportivo”, mercredi 15 juillet 2026.

 

“L’équipe de [Didier] Deschamps arrivait [au stade de Dallas, mardi 14 juillet] auréolée d’une aura d’invincibilité”, écrit-il, en précisant que les Bleus ont également affiché “une pointe d’arrogance” avant la rencontre. Vraiment ?

En face, l’Espagne, humble et prudente, avait tout pour l’emporter. “Et ils l’ont fait”, s’exclame le journaliste, “grâce à un football magnifique, une attitude irréprochable et un engagement total”. Bref, en donnant “une leçon de football” aux Bleus (score final : 0-2). “Qu’ils sont grands !” titre Mundo Deportivo, mercredi.

Difficile néanmoins de donner tort au journal catalan, tant “l’Espagne a rendu la France médiocre”, constate El Mundo, pilier de la presse généraliste outre-Pyrénées. En ce 14 juillet, jour de fête nationale française, “les choristes [espagnols] prennent la Bastille”, s’amuse après coup le rédacteur en chef du service Sports du journal, Orfeo Suárez. Une formule et un clin d’œil historique repris par le quotidien catalan Diari de Tarragona à la une de son édition de mercredi.

“L’Espagne prend la Bastille”, plaisante le journal “Diari de Tarragona”, en Catalogne, mercredi 15 juillet 2026.

Une Espagne “cruyffiste”

Face à “une France regorgeant d’athlètes et de sprinteurs”, dotée de “quatre attaquants titulaires insatiables (Mbappé, Olise, Dembélé et Barcola)”, l’Espagne a rappelé aux observateurs que les joueurs composant un milieu de terrain – en premier lieu, le Ballon d’or 2024, Rodri – constituent le “cœur du football”, embraye El Periódico de Cataluña.

Mercredi 15 juillet 2026, le journal espagnol “El Mundo” salue “la force de l’équipe” après la qualification de la Roja pour la finale de la Coupe du monde.

 

“Et c’est dans l’occupation des espaces qu’une véritable équipe se distingue d’un groupe de stars”, tacle le quotidien barcelonais, qui voit dans cette Roja toutes les caractéristiques d’une équipe “cruyffiste” (en référence à Johan Cruyff, architecte du jeu à la barcelonaise).

El Mundo n’oublie pas non plus de valoriser la solidité défensive de l’Espagne. Une sélection qui n’a encaissé qu’un but en sept rencontres dans cette Coupe du monde. Et “même sans avoir la meilleure version” de Lamine Yamal, son gamin en or, la Roja brille par son unité. “Comme en 2010”, lorsque les Puyol, Casillas, Ramos et autre Xavi, présents dans les tribunes du stade de Dallas, mardi, avaient décroché la première étoile du pays lors du Mondial en Afrique du Sud, note El Mundo.

“Le ciel nous attend”, écrit le quotidien de Bilbao “El Correo”, mercredi 15 juillet 2026.

 

La deuxième est plus proche que jamais. “Le ciel nous attend”, prophétise ainsi le journal basque El Correo, en première page de son édition de mercredi.

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page