Deutsche Welle – Pour les transporteurs maliens qui empruntent régulièrement l’axe Bamako-Abidjan, la sécurité et les attaques djihadistes ne sont pas le seul problème. L’état dégradé de la route préoccupe aussi les chauffeurs et les voyageurs.
Enfin, il y a les multiples contrôles. Selon ce responsable d’une compagnie de transports de Bamako, qui a préféré garder l’anonymat, la principale difficulté réside dans les tracasseries aux postes de contrôle.
« La facilité de la traversée des frontières pour les passagers est entravée par les contrôles incessants des douaniers, des agents de sécurité de la police, ou de la gendarmerie, qui sont au niveau des postes-frontières. Ces contrôles nous fatiguent. A chaque poste, il faut descendre du véhicule, pour aller s’expliquer et pour aller payer les frais de passage. S’ils peuvent réduire les postes, cela nous fera plaisir. », assure-t-il.
Supprimer les frais de passage
Ibrahim, un artisan malien qui fait fréquemment la navette entre Bamako et Abidjan, abonde dans le même sens.
Pour ce dernier, l’urgence, pour les dirigeants de l’AES et de la Cédéao, est de veiller à ce que les frais de passage au niveau des frontières soient supprimés.
« On paie à chaque fois. Chaque fois, tu paies de l’argent à partir de la frontière ivoirienne. Dès que tu arrives sur le territoire ivoirien. Il y a plus de quatre ou cinq postes … Chaque fois, tu paies 2 000 ou 3 000 francs CFA. Tu as pourtant tous tes papiers en règle, tu as ton carnet de vaccination, tu as ton passeport avec toi. Cela doit s’arrêter… Car on revient de ce genre de voyage en étant nerveux », estime-t-il.
D’après les protocoles de la Cédéao et de l’UEMOA, hormis les taxes officielles comme le péage ou le pesage routier, ainsi que les taxes douanières, aucun paiement n’est dû par les passagers et les transporteurs aux postes de contrôle.
Ceux-ci devraient ainsi pouvoir circuler librement entre le Mali et la Côte d’Ivoire, sans avoir à payer de frais de passage.
Les ministres de l’AES et de la Cédéao se sont engagés à aller vers un accord-cadre, afin de construire « un cadre de coopération équilibré, réaliste et qui préserve les intérêts de leurs peuples. »
Source : Deutsche Welle (Allemagne) – Le 19 octobre 2026
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com




