La délivrance de nouveaux permis de recherche pour soutenir l’orpaillage et la petite mine, est considérée par les observateurs comme un affichage médiatique du gouvernement s’inscrivant dans le cadre de la modernisation d’un secteur difficile à encadrer.
Dans ce bras de fer avec le gouvernement depuis 2020, plus de 60 000 personnes vivent directement de l’orpaillage. Les meilleures zones aurifères sont désormais sous concession industrielle. Les artisans sont repoussés vers des terrains pauvres, instables et dangereux avec des effondrements mortels et intoxications au mercure fréquents. Raison pour laquelle, l’Etat veut moderniser un secteur qui vit plus de l’informel. Pour les observateurs , la modernisation minière se résume, pour l’instant, à un contrôle administratif et sécuritaire, sans vision sociale. Les grands gagnants ce sont les grandes compagnies minières : Tasiast (Kinross), SNIM, MCM, et de nouveaux entrants qui voient l’orpaillage comme une menace pour leurs concessions. C’est surtout la corruption locale qui neutralise les outils numériques. L’orpaillage est une bombe à retardement qui crée une société parallèle, sans règles. La modernisation semble oublier l’environnement, l’angle mort volontaire du gouvernement de Ould Diay.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 12 juin 2026)
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