
Le 360.ma – Vidéo – Nouakchott a abrité récemment une foire sous-régionale dédiée aux différents animaux d’élevage. Mais à l’approche de Tabaski, c’est évidemment les moutons de case, ces béliers élevés dans une habitation, qui ont volé la vedette. Avec 30 millions de têtes entre bovins, camelins, ovins et caprins, la Mauritanie dispose du ratio par habitant le plus important de l’Afrique de l’Ouest
Le sacrifice des gros béliers, dont certains valent des millions de francs CFA, à l’occasion de Tabaski relève de la tradition mais présente également un aspect économique non négligeable.
Cheikh Moussa Bâ, exposant à la foire sous-régionale dédiée aux différents animaux d’élevage et représentant de la ferme “Timtimole” fondée par Adama Ba, un footballeur professionnel reconverti dans l’élevage évoque les différentes activités de l’exploitation, «notre exploitation déploie des activités diversifiées mêlant agriculture, élevage ovin et aviculture. Nous comptons également nous lancer dans la pisciculture. Aujourd’hui, on expose la race mauritanienne, Ladoum, issue de plusieurs années de croisement entre différentes races».
Cette foire aux bêtes d’élevage traduit le rôle social et économique de l’élevage en Mauritanie. Avec 30 millions de têtes entre bovins, camelins, ovins et caprins, le pays dispose du ratio par habitant le plus important de l’Afrique de l’Ouest.
En 2025, le pays comptait 30 millions de têtes répartis entre bovins (6 millions de têtes), camelins (2 millions) et ovins et caprins (21 millions). Une part importante (76%) se trouvait dans les régions de l’Est et du Sud du pays.
Mohamed Niass, exposant volaille «Je me suis intéressé très tôt aux activités d’élevage, sous l’influence de mon père. J’expose ici des autruches venues d’Afrique du Sud, des dindes, des pintades».
A moins de deux mois de la fête de l’Aïd el-Kébir, cette exposition a attiré du monde. C’est le cas d’Abou Ba. «Je suis un visiteur habitué à venir ici, depuis que la foire est ouverte. J’ai découvert de très bonnes choses. J’aime beaucoup la race dite Maraldi. J’invite les autorités mauritaniennes à initier une politique de développement des activités d’élevage».
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