Trump s’affiche en public avec un masque, une première

Le président américain affirme qu'il n'a « jamais été contre les masques ».

Le président américain Donald Trump est apparu pour la première fois publiquement samedi avec un masque, devenu aux États-Unis un objet de débat politique passionné autant qu’un rempart face à la flambée de COVID-19.

Le masque qu’arborait Donald Trump était bleu nuit et portait, gravé sur l’un de ses coins, le blason doré de la présidence américaine.

Le milliardaire républicain a dû se résoudre à se présenter le visage couvert puisqu’il rendait visite samedi soir à des militaires blessés au combat à l’hôpital Walter Reed de Bethesda, dans la banlieue de Washington.

« J’aurai probablement un masque » , avait dit quelques instants plus tôt le président américain alors qu’il quittait la Maison-Blanche, justifiant ce geste par les circonstances.

« Lorsque vous parlez avec des soldats qui sortent tout juste de la table d’opération », a-t-il expliqué, je crois que c’est quelque chose de très bien de porter un masque.

« Je n’ai jamais été contre les masques, mais je suis convaincu que cela dépend du moment et de l’endroit. » Donald Trump, président des États-Unis

Depuis le début du mois de mars et l’apparition des premières restrictions face au coronavirus, Donald Trump avait soigneusement évité de se montrer en public avec un masque.

Le président a même contribué à faire de cet objet, dont le port est recommandé par les autorités sanitaires américaines, un sujet de contentieux politique dans une Amérique très polarisée.

Le refus de porter le masque est souvent vu dans une partie de la société comme une affirmation de sa liberté individuelle face aux recommandations des autorités nationales et internationales.

Trump était réticent à porter un masque

Symbole de ces divisions, le président américain avait tenu le 20 juin un rassemblement de campagne dans la ville de Tulsa, en Oklahoma, devant des milliers de partisans non protégés par un masque. Depuis, les autorités locales ont noté une poussée du nombre de cas de COVID-19.

Depuis quelques jours, cet État du Midwest compte plus de 500 à plus de 800 nouveaux cas par jour pour une population totale de 3,7 millions de personnes.

Il a également à plusieurs reprises moqué son adversaire démocrate pour l’élection présidentielle du 3 novembre, Joe Biden qui, de son côté, respecte scrupuleusement les conseils des médecins. Il limite ses déplacements et apparaît systématiquement le visage couvert.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avaient dès le début du mois d’avril publié une recommandation nationale en faveur du masque.

Mais Donald Trump s’en était immédiatement démarqué, affirmant qu’il était testé quasi quotidiennement au coronavirus, de même que toutes les personnes l’approchant.

La pression était très forte ces derniers jours pour que le président républicain adresse un signal en faveur du port du masque, car les États-Unis sont en train de perdre le contrôle de l’épidémie avec un nombre de cas de COVID-19 qui explose, en particulier dans les États du Sud, comme la Floride et le Texas.

Les États-Unis ont enregistré vendredi près de 65 000 nouveaux cas, surtout dans des États gouvernés par des républicains et qui avaient levé plus vite que d’autres les mesures de confinement et de restrictions prises au mois de mars.

Depuis le début de la pandémie, ce sont plus de 3,3 millions de cas de COVID-19 qui ont été répertoriés dans le pays, ainsi que plus de 137 000 morts, le bilan le plus lourd dans le monde.

 

 

Agence France-Presse

 

 

Source : Ici Radio Canada

 

 

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