Mauritanie : une journée nationale contre les discriminations, controversée

Désormais les mauritaniens vont célébrer le 9 janvier une journée nationale contre les pratiques discriminatoires. Le choix de cette décision est dicté par la marche de la majorité présidentielle initiée par l’UPR et sous l’égide du président mauritanien. Pour les observateurs il s’agit d’un pis-aller pour le régime de Ould Aziz pour cacher l’Etat raciste qu’il a poursuivi depuis 2009.

Aujourd’hui une journée nationale contre les discriminations. Hier une journée nationale pour la réconciliation nationale. Et demain Ould Aziz ne sera plus locataire du palais de Nouakchott. Le régime actuel ne manque pas d’imagination pour essayer de tromper la vigilance des défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile.

En instaurant une journée contre les discriminations les autorités de Nouakchott entendent marquer la marche contre les extrémistes et la haine, un fiasco à cause du boycott de l’opposition et une partie de la société civile.

Le problème de cette journée c’est qu’ elle ne revêt aucune signification face à l’injustice grandissante contre les communautés Hratines et afro-mauritaniennes pour lesquelles les lois contre les discriminations adoptées par les députés en 2017 les stigmatisent. Les premiers cas saisis cette semaine pour des propos discriminatoires et haineux lors d’une bagarre entre 3 personnes dans la ville d’Aoiun vont dans les sens de l’instrumentalisation de ces lois. Les observateurs ne sont pas dupe que cette journée du 9 janvier est un pis-aller pour le pouvoir de cacher l’Etat raciste poursuivi par Ould Aziz depuis 2009.

Cherif Kane
Coordinateur journaliste

(Reçu à Kassataya le 12 janvier 2019)

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