Maîtres esclavagistes épinglés : Après Moulmnine, Hasniya

L’organisation non reconnue Ira-Mauritanie n’entend pas rester les mains croisées dans cette ambitieuse et difficile lutte contre les pratiques esclavagistes qu’elle s’est faite sienne

 

et qui a conduit, suite aux violents incidents d’Arafat, certains de ses militants dont son leader Biram Ould Dah Ould Abeid à séjourner quelques mois en prison, avant d’être graciés par le président de la république. Reprenant de plus belle son bâton de pèlerin, l’Ira-Mauritanie vient d’épingler un ménage dans le quartier d’Arafat, qu’elle accuse d’exploitation sur mineur.

Le ménage est indexé aussi de refus de scolarisation de l’enfant objet d’asservissement. Une accusation qui semble avoir bénéficié de la prompte coopération de la police, qui selon des sources généralement bien informées, a arrêté le couple mauritanien et l’a conduit au commissariat pour les besoins de l’instruction. Cette fois-ci, comme l’a sagement fait lors de la manif organisée par les jeunes du 25 février dans la place des blocs, la police a maîtrisé ses nerfs et a rendu la mission facile aux autorités pour mieux déterminer les responsabilités délictueuses de ce dossier, sans verser dans le parti-pris ou la précipitation. Selon des premières indications, proches de ce dossier, la femme arrêtée s’appellerait Youma Mint Naty, accusée en même temps que son époux Dr Ahmed Ould Mini d’exploitation sur l’enfant Hasniya Mint Bilal, âgée de 13 ans seulement. La mineure serait chargée par ce foyer d’une lourde corvée, habituellement reconnue à ce type d’asservissement qui expose désormais ses auteurs à des poursuites judiciaires, s’il s’avère effectif et s’il est exercé sans rémunération et sans protection des droits de l’homme les plus élémentaires. Sur un autre plan, rappelons que ce n’est point aussi la fin du calvaire pour de l’ex esclavagiste Moulemnine Mint Bakar Vall dont le dossier judiciaire peine à se refermer définitivement. Convoquée de temps à temps par la justice, cette femme cadre de la Bcm, la première à constituer un défi pour l’Etat dans sa volonté timide de contrer réellement les pratiques esclavagistes en poursuivant leurs auteurs, n’arrive pas encore à se tirer d’affaires malgré la puissante défense dont elle dispose dans ce dossier. Notons enfin, que ce second cas, comme bon nombre d’autres encore occultes, mérite un traitement correct de la part des autorités pour convaincre l’opinion publique dans sa lutte contre toutes les formes de l’esclavage. C’est également un cas qui représente un foyer potentiel de tension s’il n’est pas géré de mains efficaces soucieuses d’appliquer la légalité jusqu’au bout.

Amadou Diaara

Source  :  Le Rénovateur le 27/02/2011

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