Le Huffpost – Après son épopée européenne de la saison dernière, qui l’a vu remporter pour la première fois la Ligue des champions, le PSG aimerait bien remettre ça. Mais pour cela, il faudra passer l’obstacle majeur qu’est le Bayern Munich, qui se présente ce mardi 28 avril sur la pelouse du Parc des Princes (21h). Objectif pour cette demi-finale aller : faire mieux que la défaite 2-1 de novembre dernier pendant la phase de ligue.
Beaucoup d’observateurs s’accordent à dire que ce duel est bien la finale avant l’heure, l’autre demie opposant l’Atletico de Madrid à Arsenal. Pour l’illustrer, Le HuffPost s’est penché sur les statistiques et faits d’armes de ces deux clubs, qui montrent bien qu’ils sont au-dessus du panier cette saison en Europe.
· Le Bayern Munich, des chiffres qui donnent le tournis
Avec le club allemand, c’est la saison de tous les superlatifs. Déjà, pour commencer, il est devenu champion d’Allemagne dès le 19 avril, à quatre journées de la fin de la Bundesliga. Un 35e titre de champion pour le club, dont 13 remportés lors des 14 dernières saisons. Avec 15 points d’avance sur son dauphin (le Borussia Dortmund) après 31 matches, le Bayern présente un bilan de 26 victoires pour 4 nuls et une défaite. Personne n’a aussi peu perdu cette saison au sein des cinq grands championnats européens, le Barça en Espagne arrivant deuxième, et loin derrière, avec 4 défaites.
Une ultradomination nationale qui commence même à lasser certains supporters munichois. En janvier, L’Équipe publiait un article dans lequel des abonnés expliquaient qu’ils faisaient le choix de ne plus se rendre au stade à cause de ça. « Nous savons d’avance que nous allons gagner », commentait par exemple un inconditionnel du Bayern depuis 1986. « Le championnat est ennuyeux, c’est une réalité. Il n’y a plus [de] frisson ». Il faut préciser que le club bavarois a inscrit 113 buts jusque-là cette saison en Bundesliga, soit pas loin de quatre par match. Il s’est aussi imposé 11 fois par au moins 4 buts d’écart, infligeant même un 8-1 à Wolfsbourg le 1er novembre.
Alors, quand en plus on ajoute à cela une qualification en finale de Coupe d’Allemagne la semaine dernière, que les joueurs munichois n’avaient curieusement plus disputée depuis 2020 – et remportée cette année-là -, la razzia pourrait être totale.
Reste maintenant à se pencher sur leur campagne de Ligue des champions pour parachever la démonstration statistique implacable. Et là encore, le bilan est presque parfait : 11 victoires et une seule défaite, à l’automne contre Arsenal qui marchait alors sur la Premier League et l’Europe. Sans oublier les 38 buts inscrits, pour une moyenne de 3,2 par match, ainsi que les 2,4 passes décisives par rencontre. Personne ne fait mieux dans ces deux catégories.
· Le PSG, une montée en puissance qui donne de l’espoir
Pour le club français, même si on a l’impression qu’il continue, encore et toujours de marcher sur la Ligue 1, la domination en termes de chiffres reste moins vertigineuse. Contrairement à son homologue allemand, il n’est pas encore champion, la « faute » en partie à un grand RC Lens encore en course, 6 points derrière, alors qu’il reste quatre matches à disputer. Dont une potentielle « finale » Lens-PSG le 13 mai, un match en retard qui fait polémique. Cette saison, le PSG a par ailleurs déjà perdu 5 fois, dont récemment face à Lyon à domicile (1-2), ou inscrit presque 50 buts de moins (68) que le Bayern en championnat.
Il est aussi sorti rapidement de la Coupe de France, après une élimination surprise face au voisin du Paris FC, qui s’est offert le luxe de s’imposer 0-1 au Parc des Princes. C’était lors d’une soirée glaciale de janvier en 16e de finale.
Non, finalement, pour démontrer que l’équipe de Luis Enrique réalise encore une saison pas comme les autres, il faut s’attarder sur la Ligue des champions, la compétition qui nous intéresse vraiment ici. Après une première phase moins flamboyante que ce que l’on pouvait attendre d’un tenant du titre (4 victoires, 2 nuls, 2 défaites), les Parisiens montent en puissance au meilleur des moments, laissant augurer d’un printemps qui pourrait se terminer en apothéose le 30 mai à Budapest. En mars, ils ont en effet écarté Chelsea en 8e de finale, lors d’une double confrontation qui a laissé l’impression que son adversaire n’évoluait pas dans la même compétition (5-2, 3-0). Un mois plus tard, ils ont ensuite dominé Liverpool pendant trois mi-temps sur quatre, pour là encore passer sans trembler (2-0, 2-0).
Au global sur cette Ligue des champions, le PSG tourne par ailleurs à 2,7 buts et 1,9 passe décisive par match, ce qui le place juste derrière le Bayern Munich. Les Parisiens dominent aussi la catégorie nombre de passes réussies, avec 652 par match, devant le Bayern (637).
Au final, si le Bayern peut paraître un cran au-dessus du PSG globalement cette saison, avec ses folles statistiques qui donnent le tournis, le club français arrive sur cette demi-finale dans un état d’esprit conquérant, porté par toute l’expérience nouvelle acquise lors de la conquête de la saison dernière.
Et pour un supplément d’espoir pour le club français, on peut aussi ajouter ces trois « données » dans le panier : en quart de finale face au Real Madrid, le Bayern a encaissé beaucoup de buts (4 sur les deux matches) ; les Parisiens ont toujours dans un coin de la tête la revanche à prendre face au club allemand après la finale perdue de Ligue des champions en 2020 (0-1, en plein Covid) : enfin le PSG disputera le retour à l’Allianz Arena, l’enceinte munichoise qui leur avait particulièrement réussi face à l’Inter en finale (5-0) l’an dernier…
Vincent Gibert
Source : Le Huffpost (France)
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