La protestation de l’Union des Etudiants de Mauritanie à Nouakchott cette semaine devant le ministère de l’Enseignement supérieur contre l’exclusion de près d’une centaine d’étudiants éligible aux bourses, est considérée par les observateurs comme unilatérale renforçant ainsi un sentiment de mépris institutionnel.
Ce bras de fer qui perdure depuis la réélection de Ould Ghazouani en 2024 entre les étudiants et le ministère de l’enseignement supérieur traduit une politique qui « prive les jeunes de leur chance de choisir leur filière » et qui « décourage l’excellence ». Supprimer les bourses dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’ingénierie spécialisée ou de la santé avancée, revient à bloquer l’accès à des carrières stratégiques. L’UNEM dénonce même une manipulation des chiffres concernant les capacités d’hébergement. L’État affirme vouloir promouvoir l’enseignement supérieur comme levier de développement, mais les mesures prises semblent réduire l’accès aux opportunités de formation. Les critiques formulées par les étudiants sont fondées sur des réalités tangibles : manque de transparence, cohérence des critères, insuffisance des infrastructures, et absence de filières essentielles.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 10 avril 2026)
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