Mauritanie : une justice à deux vitesses qui se confirme

La réduction de peine des deux députés de l’IRA Mariem Mint Cheikh et Ghamou Achour à deux ans ferme par la cour d’appel de Nouakchott, est considérée par les observateurs comme un signal politique avant d’être judiciaire.

Dans un pays où les procédures judiciaires contre les élus sont rarissimes, cette réduction ressemble à un arrangement institutionnel plutôt qu’à une décision fondée sur le droit. L’affaire des deux députés de l’IRA est une illustration parfaite d’un parlement discrédité affaiblissant ainsi la démocratie. Les observateurs s’interrogent comment demander aux citoyens de respecter la loi quand leurs représentants y échappent partiellement ? Le message envoyé aux Mauritaniens est clair : la loi est un décor, pas une règle. Cette réduction de peine est une anomalie judiciaire, un système où les élus peuvent être condamnés, mais jamais réellement sanctionnés. Dans un pays où les institutions peinent à gagner la confiance des citoyens, cette décision creuse encore davantage le fossé entre gouvernants et gouvernés. Cette justice à deux vitesses qui se conforme, est en train de creuser la fracture sociale et de compromettre une Mauritanie apaisée.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 09 juillet 2026)

 

 

 

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