La pénurie de médicaments pour maladies chroniques à Nouakchott inquiète les observateurs qui pointent une situation alarmante depuis plus d’un mois d’une rupture brutale et visible dans les pharmacies.
Ce sont les diabétiques et les hypertendus qui souffrent le plus de cette pénurie depuis plus d’une semaine dans plusieurs pharmacies à Nouakchott avec Insuline injectable introuvable et médicaments contre l’hypertension également en rupture. Au même moment, les traitements pour insuffisance rénale et cardiaque ont disparu. Cette situation alarmante inquiète les observateurs qui pointent une crise structurelle. Ce sont, le monopole de certains importateurs, la marginalisation de la CAMEC, la spéculation massive et la distribution anarchique qui sont pointés du doigt comme responsables de cette pénurie qui pénalise les malades chroniques en particulier. Ces éléments montrent que la crise n’est pas conjoncturelle mais systémique. Cette crise révèle un État défaillant dans sa mission la plus essentielle et laisse planer une privatisation de fait du secteur pharmaceutique. Voir des citoyens parcourir sept pharmacies pour trouver un médicament vital pour leur mère ou leur père ou oncle est le signe d’un effondrement du pacte social. La santé devient un privilège, non un droit. Cette crise alimente l’idée que l’État mauritanien ne protège plus ses citoyens, notamment les plus fragiles.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 11 avril 2026)
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