Mauritanie-Sénégal : le pont de Rosso, théâtre d’un conflit bureaucratique entre Dakar et Nouakchott

L’annonce de financement de 58 milliards de FCFA du pont de Rosso est considérée par les observateurs comme un nouveau signal de déblocage des difficultés administratives et financières entre le Sénégal et la Mauritanie.

Nul doute que les difficultés économiques du Sénégal sont responsables des retards chroniques des travaux, imputés à la fois aux entreprises, aux procédures administratives et aux divergences techniques entre les deux États. Les observateurs pointent des blocages diplomatiques récurrents. Dakar et Nouakchott s’accusant mutuellement de lenteur et divergences techniques à propos de l’ouvrage. Dakar n’a pas suivi le rythme, créant un décalage structurel qui a paralysé le chantier.

Le pont, censé être un levier d’intégration, devient un symbole de frustration des populations des deux rives. Chaque jour qui passe, elles sont confrontées à des files interminables au bac de Rosso et des pertes économiques énormes. Ce sont les petits producteurs et commerçants transfrontaliers qui en souffrent le plus. L’annonce de financement de 58 milliards de FCFA est un bol d’air pour une infrastructure prise en otage par les agendas politiques de Diomaye Faye et de Mohamed Ould Ghazouani. Le principal frein à l’avancement du pont se trouve du côté sénégalais, dans les lenteurs administratives notamment. Ce sont surtout les calculs politiques internes qui sont pointés du doigt et  également une gestion frontalière qui oscille entre improvisation et surenchère.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 11 septembre 2026)

 

 

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