Mauritanie : la commission sur les flammes confirme ceux qui n’ont pas allumé les flammes

Au moment où l’opposition mauritanienne réclame des indemnisations pour les victimes des incendies des deux centrales à Nouakchott, les observateurs reviennent sur les premiers enseignements d’une enquête voulue par le président Ould Ghazouani sur les flammes et non ceux qui ont allumé les flammes.

Les premiers éléments sont d’ordre technique sur les défaillances au niveau des surchauffes, des câbles inadaptés, des charges excessives et la responsabilité même d’un parlementaire. Ces résultats sont considérés superficiels au regard de l’ampleur des dégâts. C’est un scandale politique. La commission protège ainsi les acteurs, pas la vérité. C’est le premier enseignement qui résulte des zones sensibles exclues avant même que l’enquête ne commence d’où le deuxième enseignement. La commission est conçue pour ne pas dépasser les limites fixées par le système. C’est le troisième enseignement qui explique que la commission transforme la politique en mécanique pour éviter les noms et les responsabilités. Enfin pour les observateurs, la commission gère le temps, pas la vérité. C’est le dernier enseignement d’une commission d’enquête qui protège plus qu’elle n’explique. Elle révèle le premier symptôme visible d’un effondrement silencieux.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 08 septembre 2026)

 

 

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