Mauritanie : quand un ministre nie la corruption, c’est le système qui parle, pas la réalité

En affirmant qu’il n’y a pas de corruption en Mauritanie, le ministre des Mines se moque des Mauritaniens. Cette phrase prononcée à l’issue d’une rencontre à Paris, n’a rien d’innocent. Elle sert à protéger les réseaux qui captent les richesses minières.

Nier l’existence de la corruption en Mauritanie, surtout dans le secteur minier, est une insulte aux Mauritaniens. C’est nier la réalité vécue, Dans ce secteur stratégique où les contrats et les concessions manquent de transparence,les Royalties inconnues du public, la corruption est devenue un laboratoire de l’impunité. La phrase du ministre est loin d’être une erreur. C’est un outil de communication destiné à maintenir un système où les richesses minières profitent à l’élite dirigeante et aux sociétés étrangères exploitantes. Cette déclaration nie l’évidence. Les rapports internationaux (Transparency International, Banque mondiale, Afrobaromètre) classent régulièrement la Mauritanie parmi les pays où la corruption est structurelle, notamment dans les secteurs extractifs. Les scandales publics autour des marchés miniers, des concessions attribuées sans appel d’offres, ou des détournements liés aux sociétés parapubliques, sont connus de la population. Cette communication montre que les autorités ne sont pas prêtes à reconnaître les dysfonctionnements, encore moins à les combattre.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 17 juillet 2026)

 

 

 

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