La formation de plus de 360 jeunes dans le cadre d’un programme paramilitaire, cette semaine à Nouakchott, apparaît comme une instrumentalisation du volontariat national dans un contexte difficile de chômage des jeunes.
C’est la politisation du volontariat qui est pointée du doigt par les observateurs ainsi que les inégalités d’accès entre jeunes urbains et jeunes ruraux. Et à Nouakchott, ce sont les jeunes politisés qui accèdent aux programmes du gouvernement sous couvert d’un ministère de l’autonomisation des jeunes, de l’emploi, des Sports et du service civique.
En Mauritanie, la culture du volontariat est embryonnaire et dépend des bailleurs pour la formation, la logistique et le financement. La formation de plus de 360 jeunes cette semaine à Nouakchott dans le cadre d’un programme paramilitaire, risque de ne rien changer dans l’ampleur du chômage des jeunes. Le volontariat est une chose et l’intégration du volontariat dans l’éducation, l’emploi, l’environnement et la cohésion sociale en est une autre. Ce secteur reste fragmenté, faiblement institutionnalisé, inégalement réparti sur le territoire et dépendant des financements extérieurs.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 13 avril 2026)
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