
Nous, soussignés, constatant la persistance obstinée d’un passé douloureux et l’âpreté inacceptable d’un présent que vit la communauté haratine en Mauritanie et qui ne fait qu’exacerber les iniquités, élevons une voix solennelle pour dénoncer les conditions intolérables dont elle est victime. Alors que les stigmates de l’esclavage, de la relégation et du mépris traversent les âges sans que l’avènement de l’État moderne n’y apporte de remède véritable, nous constatons, avec une gravité croissante, que ces maux, loin de s’estomper, se durcissent et se multiplient au fil des jours, comme s’ils prenaient une dimension systémique.
Cette réalité douloureuse se manifeste, dans son évidence la plus crue, par un cortège de fléaux dont nous dressons ici, non sans une profonde amertume, le tableau, du reste incomplet :
• Un dénuement extrême qui frappe l’immense majorité des haratines , doublé d’une dépossession totale des moyens de production, provoquant des privations pérennes et une précarité permanente, non sans effet néfaste sur la dignité humaine ;
• La spoliation sans nom de leurs terres agricoles (dont ils sont les premiers et légitimes possesseurs) au profit ( des fils des » tribus) influentes, consacrant ainsi une expropriation déguisée ;
• L’éviction méthodique et systématique des concours d’accès à la Fonction publique, à la Magistrature, ainsi qu’aux différents corps des forces Armées, de l’Ordre et de Sécurité ;
• Les obstacles infranchissables érigés sur la voie des hautes fonctions de l’État, des promotions aux postes de direction et de toute perspective d’avancement professionnel ;
• L’exclusion économique de l’accès aux capitaux, de l’appropriation des banques, de l’entrepreneuriat, de la distribution des marchés publics, de même qu’aux licences de pêche et des permis d’exploitation minière ;
• Le découragement institué en règle des enfants des Adwabas et banlieues à poursuivre leur scolarité.
Face à ce cruel constat :
– Étant entendu que ces conditions, et tant d’autres qu’il serait fastidieux d’énumérer ici, engendrent et perpétuent, sur les plans social, économique, politique et humain, une misère endémique qui n’a d’égale que la résignation forcée des haratines au sein de l’État moderne, et que ces conditions générèrent par elles-mêmes *comme* exclusion systémique programmée ;
– Étant entendu que cette situation n’est point une allégation, mais une réalité tangible qui crève l’oeil dans les prisons, sur les marchés, dans les rues et sur les charrettes ; dans les carrières, les mines de sel et les abattoirs ; aux seuils des commerces, dans les ménages, les ports et sur les rivages de l’océan; dans les campagnes reculées( Adwabas) comme dans les métropoles (de Nouakchott et de Nouadhibou), partout où les haratines peinent pour subsister, alors même qu’ils sont les principaux producteurs de la richesse nationale ;
– Étant entendu que ces derniers demeurent, en dépit de leurs sacrifices et de leur labeur acharné, les grands perdants du partage des richesses du pays, qu’ils ont pourtant porté à bout de bras avec un dévouement et une fierté sans faille ;
– Étant entendu que l’aggravation de cette situation périlleuse fait peser une menace réelle sur l’unité nationale, et qu’il est de l’urgent devoir des autorités, comme de tous les hommes de bonne volonté, des sages, des responsables politiques et des défenseurs des droits humains, d’y apporter remède avec la célérité et la détermination que commande la gravité des faits ;
– Étant entendu que les Haratines constituent une composante à part entière de la société mauritanienne, investis des mêmes droits et assujettis aux mêmes obligations que tous les autres groupes, sans distinction ni exclusive ;
– Étant entendu enfin que la cohésion nationale et la paix civile exigent la fin de l’iniquité, et que les récents développements, où certaines pratiques indicibles ont dégénéré en agissements heurtant la conscience nationale, offensant les préceptes religieux et piétinant les normes éthiques et humanitaires les plus élémentaires, imposent un sursaut général; nous ne pouvons que déplorer, par ailleurs, l’application partiale et incohérente de la loi.
Nonobstant certains faits non des moindres, les haratines subissent une répression d’une brutalité inouïe : passages à tabac, traînages publics dans l’opprobre, incarcérations arbitraires, procès expéditifs et condamnations disproportionnées. Le sort réservé aux deux députées, à la journaliste et aux défenseurs des droits qui ont eu le courage de signaler un cas récent d’esclavage, ainsi qu’à tous ceux qui leur ont apporté leur soutien, constitue l’illustration la plus achevée d’une politique de deux poids, deux mesures et d’une persécution ciblée et programmée, dont la gravité ne saurait être éludée. En conséquence, et dans un ultime souci de redressement et de justice réparatrice, nous signataires de la présente pétition, demandons solennellement :
1. La révision de la Constitution afin d’y inscrire la reconnaissance explicite de toutes les composantes nationales, y compris la composante Haratine, afin de garantir et préserver l’intégralité de leurs droits politiques, sociaux, économiques et culturels ;
2. L’adoption d’une discrimination positive en faveur des haratines, par la mise en œuvre de politiques et de programmes sectoriels nationaux, afin d’assurer leur remise à niveau et l’intégration effective de leurs cadres au sein de l’administration centrale, de la magistrature, des corps de l’ordre et de sécurité et des forces armées, du corps diplomatique, des médias, des grandes sociétés et institutions et des projets structurants, seule voie permettant de combler le retard accumulé et de rétablir une équité longtemps bafouée ;
3. Une législation instaurant une discrimination positive pour les mandats électifs locaux (municipalités et conseils régionaux) ainsi que pour les sièges parlementaires, (les députés) garantissant ainsi une représentation juste et effective ;
4. La restitution intégrale des droits civils et politiques aux députées Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Ashour Salem, sans quoi le décret de grâce présidentielle ne serait qu’une mesure inachevée aggravant le sentiment d’injustice et de ciblage arbitraire émanant des plus hautes sphères de l’État ;
5. La libération immédiate et inconditionnelle de la journaliste Warda Souleimane ainsi que de tous les prisonniers d’opinion, dont la détention constitue une offense à la liberté d’expression et à l’État de droit.
Enfin, convaincus que la justice ne saurait demeurer silencieuse face à de telles atteintes, nous lançons un appel vibrant à toutes les consciences éprises de justice, à tous les défenseurs des droits et des libertés à se joindre à nous pour la signature de ces revendications légitimes.
Fait à Nouakchott, le 27 Juillet 2026
Les signataires :
1 – Samory Beye , militant des droits humains, président du mouvement El Hor , syndicaliste 2. Mohamed Borboss Moussa, chercheur, doctorant, romancier, ancien maire, ancien ministre et ancien chef de parti politique 3. Brahim Bilal, militant des droits humains, président de l’Organisation du Sahel pour la défense des droits humains 4. El-Kory Sneiba, inspecteur de l’éducation, leader des droits humains 5. Abdallahi Ould Louleid, ingénieur, ancien directeur général du port de Nouadhibou 6. Mih Ahmed Djewjda, ingénieure en économie agricole, expert en développement du secteur agricole 7. Yerba Nafea, président de la Charte pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines 8. Fah Sid Ahmed, professeur à la retraite, directeur d’école privée 9. Aida Atiyatallah, ancien vice-président de la Communauté urbaine de Nouakchott , inspecteur retraité du ministère de la Justice 10. Omar Yali , ancien ministre , président du parti RAG en constitution 11. Sy Abdoulaye Baba, secrétaire général de l’institution de l’opposition 12. Mohamed Vall Sidi Meila , écrivain, journaliste et défenseur des droits de l’homme 13. Seyidna Ali Atiyah Allah, militant politique 14. Ahmedou El-Wadia, défenseur des droits humains et journaliste 15. Salka Hmeida, féministe et militante des droits humains 16. Dr El-Haj Ibrahim, chercheur en sciences sociales (Paris) 17. Mini Ould Ahmed Ibrahim, chercheur universitaire et historien 18. Prof Khaled Esseyssah , Département d’histoire, Université du Wisconsin-Madison (États-Unis) 19. Baba Ould JIDDOU, militant des droits de l’homme, président de l’organisation Le Phare Citoyen 20. Maître El-Houssein Bilal, avocat 21. Haroune Mamadi, activiste politique et des droits humains 22. Yacoub Salek Med Abd , militant politique 23. Abidine Merzough , ingénieur Auto chez Ford (Allemagne) 24. Ahmedou Mohamed Khatary, prof à la retraite 25. Zeinabou Brahim Salek, militante des droits humains 26. Mohamed Djewdja, homme d’affaires, responsable politique et militant des droits humains 27. Bakary Tandia , co- fondateur de Abolition institute / Chicago 28. Jidaha Salek, militante des droits humains 29. Abdallah Meissara Souleymane, écrivain et chercheur dans un centre scientifique (Longueuil, Québec, Canada) 30. Sy Bekaye Sy Samba, militant des droits humains et expert en développement 31. Meyloud Khalih , ingénieur, Formatrur et militant des droits humains 32. Dr Mohameden Mohamadi, professeur d’université et ancien directeur de l’Institut des études technologiques de Rosso 33. Rabah Ould Radhy , militant politique 34. Abdallahi Eidjy , activiste , militant politique 35. Bouyaye Mohamed Naji, militant des droits humains 36. Ismail Ibrahim, chercheur spécialisé dans les droits humains 37. AbdatBoussahab, professeur, activiste politique 38. Dr Cheikh Abdel-Ahad, responsable politique 39. Massoud Cheikh, directeur d’établissement scolaire 40. Mohamed Salem (dit Isselmou ) Hamody , notable 41. Mohamed Mahmoud Hbeijak, prof à la retraite 42. Mohamed Yahya Denna , ingénieur 43. Bey Lahmami, ancien chef de service du personnel (SNIM) 44. Mohamed Messoud, technicien (retraité de la SNIM) 45. Mohamed Salek Mass, ingénieur géologue, blogueur et défenseur des droits humains 46. Oum El-Mouminine Fanjougman, chef de service secrétariat 47. Sidi Mohammedi, ingénieur en télécommunications 48. Cheikh Othman, expert financier 49. Maître Mohamed Messoud, avocat 50. Ramdan Jembery, professeur, responsable politique 51. Moustapha Cheibany , économiste 52. Aboubekrine Bey, ingénieur, militant des droits humains 53. Dr Ahmed Messlem, économiste, responsable politique 54. Mohamed El-Kory, docteur en sciences politiques et diplomatie 55. Ali Mohamed M’barek, enseignant à l’école d’application et de l’École normale d’instituteurs d’Aioun 56. Mohamed Moussa Mohamed, formateur à l’École normale d’instituteurs d’Aioun 57. Mohamed Jeddou, cadre agricole à la retraite 58. Aicha Mouri, ministère de l’Autonomisation des jeunes, des Sports et du Service civique 59. Jibril Mohamed Moussa, chef de division au ministère de la Santé 60. Messouda Demba, militante des droits humains 61. Abdeljalil M’himeid, responsable syndical 62. Fatimetou Mohamed Yahya, responsable politique 63. Oum El-Mouminine El-Mokhtar, haute fonctionnaire, figure d’opinion 64. Oum El-Mouminine El-Mokhtar, cadre supérieure, leader d’opinion 65. Lemine Lekouiri, inspecteur de l’éducation, personnalité politique 66. Mohamed Sid Ahmed, enseignant, responsable politique 67. Fatma M’Barek, enseignante, militante de la société civile 68. Roughaya Jaber, présidente d’organisation 69. Ali Sid Ali, enseignant 70. Bilal M’Haimid, militant des droits humains 71. Salek Boussahab, conseiller municipal 72. Salka Mahmoud, militante des droits humains, présidente d’ONG 73. Ahmed Jeddou Bouh , responsable politique 74. Ibrahim Soumaré, formateur, responsable politique 75. Mohamed Ammar, enseignant 76. Isselmou Beilil, professeur 77. Alioune Bleil, militant politique 78. Yeslem Saleck, militant de la société civile 79. Abderrahmane Jaber, responsable syndical 80. Jibril Aly, technicien informatique principal et militant des droits humains 81. Mokhtar El-Hassan, enseignant 82. Sidi Mohamed Menaba, dirigeant politique 83. Othman Mahmoud, activiste politique 84. Ali Bekaye, enseignant 85. El-Walda Limam, figure de la défense des droits humains 86. Fatma Salem, enseignante 87. Saddam Banjoukou, enseignant 88. Mohamed Ahmed, homme d’affaires 89. Mariam Mohamed Yahya, infirmière et militante des droits humains 90. Mohamed Mahmoud Oumarou, dirigeant politique 90. Mohamed Cheikh Mbeirick, militant politique 91. Mouhamedou El Hor, Imam et prédicateur 92. Oum El Fadl Samory, titulaire d’une licence en droit 93. Hamani Beye, professeur 94. Ahmed Baba Ould Mahfoudh, journaliste/militant des droits de l’homme 95. M’barek Mahmoud, Imam et prédicateur 96. Mohamed Vall Lemrabott, leader politique 97. Sidi Mourba, journaliste 98. Lemrat Abdou Ibrahim, enseignant 99. Isselmou Cheikh, enseignant 100. Aïcha Cheikh, enseignante 101. El Ghazali Cheikh, militant politique 102. Abdallah Cherif, ingénieur 103. Ely Cheikh Ahmed, professeur 104. Mahfoudh Boukhreiss, professeur 105. M’barek Fall (dit Telmidi »), militant des droits humains 106. Mohamed M’beirik, homme d’affaires 107. Moustapha Sidi Ehmane , militant des droits humains 108. Brahim Ould Bella , acteur économique 109. Salem Mahmoud, militant de la société civile 110. Malika Mohamed, enseignante 111. Larbas Hachem, militant des droits humains 112- Sidi Mohamed Boubacar, étudiant 113. Aziza Yarba , cadre, formatrice et présidente d’ ONG 114. El-Khalifa Moslem, militant de la société civile et des droits humains 115. Adama Ba, journaliste 116. Mohamed Mahmoud Ould Essalek, pharmacien 117. Mohamed Lemine Teyyib , militant politique 118. Lehbib Essalek, informaticien 119. Cheikh El-Jeilani Mohamed El-Eid, fonctionnaire administratif à la retraite 120. Bilal Dam, cadre retraité (ancien responsable des approvisionnements et des achats), SAFA/SNIM, Nouadhibou 121. Sidi Jibril Banjoukou, officier mécanicien de 2ème classe et chef des services techniques des bateaux de pêche 122. Aicha Sabar M’bareck, commerçante 123. Fatma Cheikh El-Jilani El-Eid, femme au foyer 124. Yacoub Yacoub, militant des droits de l’homme et activiste politique 125. Hamza Ali Beitikh, universitaire 126. Salek Ali , retraité de la SNIM 127. Dah Meissa Ely , professeur d’anglais 128. Dah Menza, gendarme à la retraite 129. Mohamed Lemine Mbery, inspecteur de l’éducation à la retraite 130. M’barka Alioune Mohamed Lemam, militante des droits de l’homme 131. Ahmed Ethmane Yarba, administrateur 132. Salek Matalla , enseignant et directeur d’école 133. Lemina Lekouiri, inspectrice de l’éducation 134. Mohamed Yahya Abdi, ancien capitaine de l’Armée nationale 135. Saleck Ould Alioune / Cadre du secteur transport maritime 136. Jamila Mint El-Kori , cadre du secteur bancaire 137. Ousmane Tine, inspecteur de l’éducation 138. Mariem Messaoud, étudiante 139. Sidi Yahya, étudiant 140. Mohamed Dhehbi, étudiant 141. El Arbi Beiba, étudiant 142. Ali Mohamed, enseignant 143. Issellem khalha Moctar mina, peintre-décorateur 144. Moustapha Doumess, militant politique et des droits humains 145. Haroun Sidi Mohamed, responsable syndical 146. Moustapha Mohamedou, militant des droits humains 147. Abeid Ould Bilal, militant des droits humains 148. Brahim Ould Hama, militant des droits humains 149. Boukhreiss El Kehel Mohamed El-Abed, activiste des droits de l’homme 150. Sidi Mohamed Ould Boubacar – Étudiant / Militant des droits humains 151. Sellek’ha Mint Mahmoud – Militante des droits humains 152. Amina Mokhtar Kane – Militante des droits humains 153. El Khalil Ould Salem – prof 154. Yahya Ould Ramdhan – Militant des droits humains 155. El Herim Ould Bah Ould Akhbarhoum – Militant politique 156. Mounih Ould Nweiker – Militant des droits humains 157. Aminetou Mohamed Abdallah Lahbib – Militante des droits humains 158. Mohamed El-Amine Salem Abdallah – Homme d’affaires 159. Mohamed Traoré – Professionnel du développement communautaire 160. Abdallah Souweidat – Fonctionnaire 161. Samba Ould Bilal – Ancien cadre de la SOMELEC 162. Elemine Meissa Lahrech – Acteur économique 163. Abderrahmane Amar Salem – Homme d’affaires 164. Sarr Khalidou – Officier militaire à la retraite Ali Sidi Weikiss , garagiste 167. Ould Breihe Sidi Ali 168. Mohamed Ould Barka / Militant politique (France) 169. Ly El-Hassan / Expatrié 170. Alioune Ould Sidi 171. Kah Ould Boubou / Expatrié 172. Taher Ould Meissara / Expatrié 173. Mohamed Ould El kory / Doctorant 174. Cheikh Ibrahim Samb Samb / Doctorant et auteur 175. Mouhamedou Sneikel / Commandant de l’armée à la retraite / Expatrié aux États-Unis 176. Mohamed Ould Dadde / Expatrié en Espagne 177- bah M’bareck avocat à la Cours 178 – Mohamed samba Magha -Ingénieur spécialiste infrastructures de base ,en ALLEMAGNE 179 –Ahmed Diakitè technicien supérieur secteur des mines 180 –Daddah mekhalla -Prof Universitaire en TUNISIE 181 -Mohameden abderrahmane -cadre formateur 182 -Dr Ahmed selmane chahrour ,chercheur et écrivain journaliste. 183 –mohamed Hboidiak,Prof retraité,leader pol 184 -Sidi Mohamed hboydiack informaticien 185 –Moctar hacen -prof 186 –Mohamed sidi aly prof 187-Fatimetou hacen -SC,présidente ONG 188 –Tamboura Arsike -activiste droit de l’homme 189 –Dr Abdallahi Nagi -prof.d’Université 190 –Dhehbi Beye -licence en droit -activiste pol 191 –hasnya ghanim – activiste société Civile 192 –Souleymane Beye -licence en informatique résident aux États Unis d’Amérique 193 –lemana ould sid Ahmed Leader syndicaliste 194 –Ahmedou Ould ramdhane-leader syndicaliste 195 –Ahmed Salem Idoumou -commerçant 196 –yeslem Ould saleck -activiste SC 197 – Ethmane Ould Yareig / activiste politique 198 –Aichetou Ahmedou –société Civile 199 -salem Ould Mohamed Docker professionnel au port Autonome de Nktt 200 –cheikh Mbareck mourou dit Brahim mourou informaticien 201-Edweih mint Mahmoud -SC 202 –Ahmedou Mohamed activiste SC’ 203 –didi Mohamed -activiste droit de l’homme 304 –Elmamya Bilal-enseignante 205 –selekha said-leader politique 206 –Sidi doudou-activiste SC 207 –louleid meissara -Conseiller municipal/act.pol 208 –Mohamed Meissa-imam et prêcheur leader politique 209 –roughaya Ebyaye -act.droits humains , présidente groupement cooperatives 210-md ghali hamady samba leader pol. 211-Mohamed Abdou,avocat à la cour 212-Mohamed samba technicien santé-leader droits de l’homme 213- Boubacar Ndiaye professeur de Sciences politiques dans les universités américaines (rèsident à Ohio) 214- Salka Elhacen Activiste des la SC 215- El Moumna Daoud , chercheuse 216- Khalifa Abeid prof, Dren adjoint à la retraite 217- Ahmednah bowbe :Agriculteur 218- Taleb Mohamed Atih Alla . Professeur 219- Mbeyrick Laghdaf. Cadre du ministère de la justice à la retraite/ activiste politique 220- Vadly Ahmed , AVA , ancien maire , act po 221- Ahmed Sidi Mohamed , activiste politique 222- Mohamedou El Moustapha, activiste politique 223- Ely Cheikh Taghiyoullah , ingénieur 224- Mohamed Leebeid , ing société laitière. 225- Moussa Salem inspecteur enseignement 226. Isselmou Mbareck , inspecteur enseignement 227. Beyane Abeidatt , Médecin 228. Lematt Soueidatt, conseillère municipale 229. Ahmed Vall Aheimed , Imam 230. Salka Mahmoud Pdte Cooperative 231. Sidi Abdoullah Elva , activiste politique 232. Sidi Mohamed Ahmed Taleb , étudiant universitaire 233. Mohamed Cheikh Mourba , étudiant universitaire 234. Aichetou mint Ahmed , licence eco 235. Essama Brahim , étudiante 236. Oumar Mahmoud, syndicaliste 237. Hanna Mohamed , Pdte Coop 238. Moctar Mohamed , technicien 239. Matalla Sidi Mohamed , agriculteur/ activiste politique 240. Sidi Mahmoud Moussa , éleveur, activiste politique 241. Ely Salem , chauffeur, activiste politique 242. Fatimetou Mint Youbba , commerçante/ activiste de société civile 243- Dr Mohamed Limlih activiste mauritanien résident au Canada 244- Hamdane Samory BEYE-ingénieur travaux au Canada 245 – Mouloud Vall Bettar El Arby , activiste po et droits de l’homme 246 – Sellama Bilal , activiste 247- Cheikh Mohamed Nagi / enseignant
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