Mauritanie : Nouakchott, une capitale abandonnée dans le noir comme politique publique

Nouakchott est une capitale où les délestages sont devenus monnaie courante. L’électricité n’est plus un service public surtout dans un contexte de grandes canicules. Les quartiers populaires suffoquent dans la chaleur. Pendant ce temps, les villas des élites ronronnent sous les générateurs privés.

Ces deux visages de l’électricité résultent d’une entreprise publique, la SOMELEC transformée en machines à échecs. Les observateurs pointent une gestion clientéliste sous fond de nominations politiques et une absence totale de compétence technique. Les bailleurs internationaux sont des complices silencieux qui financent des “réformes”, des “plans d’urgence”, des “modernisations”. Quand Nouakchott est plongée dans le noir, la SOMELEC parle de travaux ou de pannes techniques ou des incidents imprévus. Ces discours officiels masquent la réalité que l’Etat qui commence à investir dans la modernisation, ne suffisent plus pour rassurer les habitants d’une capitale qui compte plus d’un million d’habitants. Les annonces ambitieuses de nouvelles centrales électriques sont sans exécution. Cette crise énergétique est à la fois politique et technique.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 03 août 2026)

 

 

 

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