Le gouvernement mauritanien est confronté ces deux dernières semaines à un front social et politique contre la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires.
Ce sont les marchés de Nouakchott qui sont pointés du doigt par les observateurs sur fond des quartiers périphériques qui sont moins bien approvisionnés en produits alimentaires. Le centre de la capitale qui concentre plus de produits est dominé par quelques groupes qui fixent les prix, contrôlent les stocks et influencent les décisions publiques. La Mauritanie importe entre 60 et 70 % de ses denrées alimentaires. C’est une vulnérabilité aux chocs internationaux. Les discours officiels ne mentionnent jamais cette réalité. L’approvisionnement des marchés est un véritable casse-tête pour le chef du gouvernement dont la stratégie repose sur cette dépendance. Cette absence de souveraineté alimentaire explique la forte dépendance de Nouakchott de son port et des importateurs. Quand les prix montent, c’est toute la société mauritanienne qui s’inquiète. Une oligarchie économique influence la vie quotidienne de millions de Mauritaniens sans être visible politiquement. L’État mauritanien utilise l’approvisionnement comme un outil de stabilité sociale.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 09 avril 2026)
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