Mauritanie : la sécheresse n’est pas dans le ciel, elle est dans la gouvernance

La chaleur torride dans la vallée cette année est un signe annonciateur d’une sécheresse. Ce retard pluviométrique révèle un système qui n’anticipe rien depuis 2019.

Les discours lancinants officiels sur la faible pluviométrie et le retard des pluies, sont devenus un écran de fumée. Le vrai problème c’est l’absence d’anticipation du chef du gouvernement pour mettre en place un plan national d’adaptation climatique sérieux et une stratégie de gestion des risques agro‑pastoraux face à la canicule. Ce sont les paysans et les éleveurs qui paient la facture d’un État absent et les ménages ruraux qui basculent dans l’insécurité alimentaire. Et comme chaque année les aides arrivent tard après les dégâts. Les distributions de fourrage sont improvisées, politisées, parfois détournées. Ce n’est pas le ciel qui est en retard. C’est l’État. Même ces dernières inondations, l’Etat n’était pas au rendez-vous. Malgré les apparences de gouvernance moderne, le gouvernement reste bloqué dans une gestion dépassée ignorant les barrages structurants à grande échelle et des systèmes de rétention des eaux pluviales. Le retard pluviométrique cette année, est un miroir qui reflète l’inertie des autorités de Nouakchott. La souveraineté commence par la maîtrise de l’eau et la protection du monde rural.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 07 septembre 2026)

 

 

Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com

 

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page