Mauritanie-Guinée : le retour d’un millier de guinéens à Conakry est un signal d’alarme sur l’avenir des mobilités africaines

Le pont aérien à Nouakchott pour le retour de plus de 1000 guinéens à Conakry dont beaucoup volontairement, revêt une double signification politique. Un départ administratif et une expulsion massive de fait.

Les conséquences humaines sont invisibles mais profondes. C’est la grande perte financière pour les familles entières en Guinée qui est pointée du doigt par les observateurs. En effet,ce retour organisé par Nouakchott crée des frustrations en Guinée, des tensions familiales liées à l’échec migratoire. Pour les autorités de Conakry c’est une nécessité de réintégration économique. Ce retour de plus d’un millier de migrants guinéens met en lumière l’échec de la libre circulation de la CEDEAO même si la Mauritanie n’est plus membre. Nouakchott clarifie ainsi les procédures de séjour et d’expulsion des migrants illégaux et légaux. Ce retour dit volontaire n’est pas un accident mais un symptôme d’un système migratoire ouest-africain fragilisé, d’une cohabitation en Mauritanie qui se délite sous la pression économique et sécuritaire dictée par l’Espagne et l’UE. Ce phénomène doit être lu non comme un fait divers, mais comme un signal d’alarme sur l’avenir des mobilités africaines.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 15 avril 2026)

 

 

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