Mauritanie – Feuille de route du dialogue national: les réticences de l’opposition

Le 360.ma – Vidéo – La majorité soutenant le président Mohamed Cheikh El Ghazouani et la Coalition de l’Opposition Démocratique ont trouvé un consensus pour l’organisation d’un dialogue national, après 16 mois de concertations, marquées par de profondes divergences.

La feuille de route consensuelle préalable au dialogue nationale comporte plusieurs thèmes : esclavage, passif humanitaire, révision du cadre électoral, lutte contre la corruption et le renforcement de l’État de droit. Ce document aborde également des sujets liés à la lutte contre l’impunité, la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation de l’administration.

Nourredine Mohamed, président du parti Mauritanie en Avant, présente une feuille de route «en deux documents: le premier est à caractère général et une annexe, sous forme de guide pratique, comportant plusieurs détails sur les modalités du dialogue en vue. Il y a eu un blocage de deux mois à cause de la question du mandat».

Le vice-président des Partis de Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD), insiste sur le refus obstiné de la mouvance «de détruire des acquis constitutionnels» pour aller à la recherche de nouvelles règles dans un exercice incertain.

 

Il évoque enfin, les principaux thèmes au menu des futures assises «l’unité nationale, le passif humanitaire, la question des langues, le problème de la gouvernance, les questions économiques et sociales».

Reste que tout le monde ne croit pas aux vertus de ce dialogue. C’est le cas de Khali Diallo, député, membre des Forces du Salut (FS), qui rejette catégoriquement le principe «d’un dialogue avec un pouvoir auquel nous ne faisons pas confiance, qui empêche des députées d’accéder au parlement, alors qu’elles jouissent légalement de leur mandat, avec des lois discriminatoires en matière d’éducation».

Khali Diallo fait allusion aux députées Mariem Cheikh Dieng et Gamou Achour Salem condamnées à la prison ferme pour atteinte aux symboles de l’État et à la cohésion nationale après avoir tenu des propos critiques envers le chef de l’État sur les réseaux sociaux. La grâce présidentielle n’a pas levé leur privation de leurs droits civiques.

 

 

Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

 

Source : Le 360.ma 

 

 

 

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