Le 360.ma – Le Projet d’appui à la sécurité alimentaire et la lutte contre la malnutrition dans les régions du Trarza et du Guidimakha en Mauritanie (Prossalam), financé par la Présidence du Conseil des ministres d’Italie et mis en œuvre grâce à l’expertise de l’ONG Initiative Développement bénéficiant de l’appui technique du Groupe National des Associations Pastorales (Gnap), contribue à libérer les femmes de la pauvreté s’appuyant sur certaines filières comme le poisson à Gany.
Ce projet s’inscrit «dans une dynamique de renforcement du développement local durable et de la résilience des communautés vulnérables» et prend corps dans plusieurs localités de la région de Rosso, à Gany, village de la commune de Tekane à 250 kilomètres de Nouakchott, sur les rives du fleuve Sénégal.
Plus de 600 femmes organisées dans le cadre de la coopérative Dane Sa Doolé, ont créé une véritable chaîne de valeurs autour de la transformation du poisson, depuis le débarquement de la pirogue jusqu’au marché pour la commercialisation, en passant par le plat familial et le séchage destiné à période de soudure.
Cette chaîne assure aux familles de la communauté résilience, sécurité alimentaire et revenus appréciables, tirés d’une activité longtemps plombée par l’absence de capital et de formation, malgré une expertise millénaire de ces peuples de l’eau nichés sur les bords du fleuve Sénégal.
Cheikh Tidiane Gueye, animateur au sein de Prosslam, retrace le cheminement des captures, de l’océan à l’assiette «pendant l’hivernage, il y a d’énormes quantités de poissons qui sont pêchés et pour éviter le pourrissement, ces femmes en consomment une partie en frais, elles revendent une autre quantité et la troisième est séchée, fumée et conservée jusqu’à une période pendant laquelle le poisson devient rare».
Une coopérative dont la création répond à un objectif de sécurité alimentaire, que l’ONG Initiative Développement (ID) «à travers des formations en alphabétisation, gestion administrative et financière».
Pour Hanna Bigué, président de cette ONG «l’objectif du projet Prosslam est de lutter contre la malnutrition dans le Trarza et le Guidimakha. Nous avons ici des coopératives féminines qui ont bénéficié de notre soutien économique et financier mais aussi à travers des formations. Cela a permis de capitaliser les efforts et les connaissances pour valider la pérennité de l’entreprise».
Pour étayer ses assertions, Hanna Bigué cite l’exemple de la coopérative Dane Sa Doolé qui opère dans le séchage, la transformation du poisson dont elle assure la distribution à travers la commune de Tekane et ailleurs.
Houlimatou Ba, adhérente coopérative Dan Sa Doole explique: «Nous menons des activités de transformation des poissons grâce aux quelles nous tirons des revenus. Ceux ci permettent de subvenir à nos besoins. Dans ce cadre, nous avons bénéficié d’un financement du gouvernement italien par l’intermédiaire de la CISV, mis en œuvre grâce à ID, avec l’appui technique du GNAP. Nous avons également bénéficié de formation dans plusieurs domaines».
Échos identiques de la Part de Faty Sarr, adhérente de la coopérativ qui remercie «la présidente-fondatrice, Hawa Gaye, dont le leadership nous permet de mener des activités et trouver des revenus, nous rendant autonomes, sans dépendre de nos maris. Nous contribuons aux dépenses quotidiennes des familles, la prise en charge des frais de l’éducation des enfants».
Source : Le 360.ma
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