
C’est étrange, les cas d’esclavages qui arrivent sur la scène médiatique ne concernent que les hratine et la société maure.
On n’entend jamais parler de cas venant de la société négro-mauritanienne pourtant sans parler des soninkés plus esclavistes que les maures car là où les maures n’ont que Abd, les soninkés ont des noms différents pour toutes sortes d’esclaves (komo xooro ou komo xasso, wanukunko, duragandikomo, sarida, tolomani ou teyleni jusqu’aux esclaves maudits les komo-noninto ou ruxuban-komo), chez les halpoulars à Kaédi, ce n’est guère mieux, ils ont encore l’esclavage domestique des petites korgel, pour ne citer que cet exemple.
En vérité, la société négro-mauritanienne est traversée depuis des années par de vives tensions entre descendants d’esclaves et descendants des anciens maîtres mais cela reste entre eux et comme ils sont tous noirs ça ne saute pas aux yeux et ça passe sous les radars des organisations internationales des droits de l’homme.
De là que le rusé Bakary Tandia peut berner les américains au nom de Birame via l’abolition institut en se faisant le chantre de la lutte pour le droit des hratine au lieu de balayer devant sa porte à la place de la petite Korgel…
Ahmed Chezvlane
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