Objet : Message au sujet de la diaspora mauritanienne en France – première vague d’immigration
Monsieur le Président,
Je vous adresse ce message au sujet de l’intérêt que vous portez à la diaspora intellectuelle de la Mauritanie en France, à travers les prochains forums de la diaspora et les rencontres organisées un peu partout dans le monde. C’est une très belle et bonne initiative, et je vous félicite pour cette démarche.
Je souhaite porter à votre connaissance que la première vague d’immigration mauritanienne en France est arrivée par bateau, par les ports de Marseille et du Havre, à partir de 1962.
Je tiens à vous préciser que cette population d’immigrés a largement contribué à la construction de nos villages et à l’épanouissement des familles restées au village, notamment par :
– la construction d’écoles ;
– la construction des postes de santé ;
– la contribution à l’achat de denrées alimentaires ;
– la construction de puits, forages et de mosquées ;
– le financement des voyages à la recherche d’une vie meilleure ou, tout simplement, pour assurer la relève.
Je vous serais reconnaissante de bien vouloir reconnaître leur travail, de leur faciliter les démarches administratives, notamment en matière d’état civil, et de leur permettre un retour aux sources pour une vie meilleure.
Je vous donne quelques exemples chiffrés pour vous montrer que cela est valable dans l’ensemble, voire dans la plupart des villages de notre chère Mauritanie :
– construction d’une mosquée : 127 223 712 UM, auxquels s’ajoutent 17 699 000 UM pour les frais d’ouverture ;
– aliments de bétail par saison pour une famille : 510 000 UM ;
– coût global de l’immigration vers les États-Unis par le Nicaragua : 207 200 000 UM juste dans un village,
– une coopérative d’immigrés en France a envoyé 32 295 euros courant 2025 pour acheter des rations alimentaires pour leurs familles…
La liste est longue. Ces personnes méritent une reconnaissance avant leur disparition. Leurs épouses et enfants rencontrent des problèmes d’enrôlement et d’autres difficultés administratives. Je vous prie d’aller aussi à leur rencontre, dans les villes où elles vivent.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées. Fille mauritanienne fière de cette population d’immigrée.
Kadiata BA
16 octobre 2026
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