Mauritanie : le ministre espagnol de l’Intérieur salue un «effort conjoint en matière de migration»

RFI – La Mauritanie, rempart contre la migration vers les Canaries ? C’est le message délivré lors de la visite le 3 novembre à Nouakchott par le ministre de l’Intérieur de l’Espagne. Reçu par le président mauritanien, après des entretiens avec les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de la Pêche, Fernando Grande-Marlaska Gómez a vivement salué la coopération des deux pays. Sur 52 bateaux arrivés dans cet archipel espagnol en octobre, un seul était parti de Mauritanie, contre 39 du Sénégal et de Gambie. Mais Nouakchott veut désormais transformer ce verrou sécuritaire en aide au développement.

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska Gómez, a salué les efforts de la Mauritanie dans la lutte contre l’immigration clandestine. Lors d’une séance de travail avec son homologue mauritanien, Moctar Ahmed Bouceif, il a même appelé à élargir la coopération bilatérale, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire du pays ouest-africain.

Selon les derniers chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur publiés mardi, plus de 6 000 migrants sont arrivés aux Canaries – archipel espagnol situé dans l’océan Atlantique, au large de l’Afrique – pour le seul mois d’octobre, à bord de 65 bateaux. C’est plus que pendant toute la première moitié de l’année, où plus de 3 700 personnes avaient été secourues.

« Un partenaire stratégique et essentiel pour l’Espagne »

Mais la nouveauté, c’est que la plupart de ces migrants ne sont pas partis des côtes mauritaniennes, mais des pays voisins comme le Sénégal ou la Gambie, signe du succès de la Mauritanie dans sa lutte contre l’immigration, estime Fernando Grande-Marlaska Gómez. « La Mauritanie est un partenaire stratégique et un interlocuteur essentiel pour l’Espagne », a-t-il insisté.

Le ministre espagnol a appelé à gagner encore en efficacité, en intensifiant la coordination entre les deux pays. Une démarche visant, selon lui, à bâtir des sociétés plus sûres et plus stables.

Fernando Grande-Marlaska Gómez a également appelé à dépasser le cadre bilatéral pour inscrire ces relations dans une politique plus globale avec l’Union européenne.

En mars 2024, la Mauritanie et l’Union européenne avaient signé et rendu publique une déclaration conjointe – non contraignante juridiquement – établissant le renforcement d’un partenariat sur les migrations.

Notre correspondant à Nouakchott, Moussa Oumar Barry

Source : RFI

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page