RFI – La crise universitaire est terminée à Nouakchott. Un accord a été trouvé entre le gouvernement et les étudiants qui dénonçaient la dégradation de leurs conditions d’études, notamment le coût du transport.
Sur les dix revendications portées par les étudiants, le ministre de l’Enseignement supérieur et les syndicats étudiants sont parvenus à un accord sur quatre points. « Il y avait quatre points majeurs sur lesquels on ne pouvait pas renoncer : le transport, les bourses, les critères de logement et la considération des syndicats », explique à RFI Amadou Ibrahima Sow, le secrétaire général du Syndicat national des étudiants de Mauritanie qui a pris part à la rencontre avec le ministre.
Parmi ces points figure donc la réduction du prix du transport, qui était un problème majeur pour les étudiants. Selon les termes de l’accord, ils obtiennent la création d’un abonnement mensuel à 3 500 ouguiyas (équivalent de 77 €) pour 50 voyages. Le tarif classique de 50 ouguiyas par trajet est, lui, maintenu.
Pour Ali Bakhaw Diagne, représentant de l’Amicale nationale des étudiants de Mauritanie, si un cap a été franchi, des dossiers cruciaux restent encore en suspens. « On a déjà gagné une manche, on va aussi gagner les autres manches qui vont venir. Comme les bourses, les critères de sélection des masters. Le plus important, c’est le logement : on veut que la totalité des étudiants puisse récupérer leur chambre », dit-il.
S’agissant des 1 000 logements inoccupés jusqu’ici dans le campus universitaire de Nouakchott, 900 seront attribués aux étudiants qui n’avaient pas eu droit à une chambre cette année et 100 aux étudiants étrangers.
Notre correspondant à Nouakchott, Moussa Oumar Barry
Source : RFI
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